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Écozones terrestres

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Résumé

Les écozones sont de grandes zones écologiques sur la surface de la Terre et regroupent une grande variété d’écosystèmes tels que la forêt tempérée, les chaînes de montagnes, les prairies, la taïga, la toundra arctique, des réseaux hydrographiques importants, des littoraux et des terres agricoles. Chaque écozone a son propre climat, relief, type de sol, faune, flore et activités humaines. Au Canada, on compte 20 écozones, dont 15 sont des unités terrestres et 5 des unités marines.


Au Canada, les écosystèmes sont délimités selon un système hiérarchique à plusieurs niveaux. Au niveau général, on compte 20 écozones, soit 15 unités terrestres et 5 unités marines. La partie terrestre du Canada est subdivisée de nouveau en 53 écoprovinces et 194 écorégions. Quel que soit le niveau hiérarchique, chaque unité se différencie par sa mosaïque particulière de plantes, d’animaux, de climats, de reliefs et d’activités humaines.

Brève description des 15 écozones terrestres du Canada :

  • Cordillère arctique : Située à l’extrême nord du Canada, cette région est formée d’une longue chaîne de montagnes au paysage glaciaire. En effet, la glace et la roche couvrent 75 % de la Cordillère arctique. Le froid extrême, les vents puissants ainsi que l’absence de sol font en sorte que cette écozone est dépourvue de plantes et d’animaux. De plus, les variations de la lumière du jour au cours d’une année sont considérables.
  • Haut-Arctique : Cette écozone englobe principalement les îles de l’Arctique. Le paysage est fait des basses plaines onduleuses couvertes d’un sol gelé en permanence (pergélisol) et de débris rocheux glaciaires. La végétation est généralement clairsemée et rabougrie. Les variations de la lumière du jour au cours d’une année sont considérables.
  • Bas-Arctique : Cette écozone est limitée au sud par la limite forestière, une division écologique entre la forêt de la Taïga et la toundra arctique dénudée. Le terrain est onduleux et comprend de nombreux lacs et étangs formés par l’eau de fonte des glaciers de la dernière glaciation. Le pergélisol couvre toute l’écozone. Les étés sont courts, frais et humides. Les hivers sont longs et extrêmement froids. Les précipitations totales annuelles n’atteignent pas 250 millimètres à l’ouest et dépassent rarement 500 millimètres à l’est. Les faibles précipitations et les températures extrêmement basses entravent la croissance des arbres dans cette écozone.
  • Taïga des plaines : Le relief de cette écozone est formé de basses-terres et de plateaux. Son climat se caractérise par des étés courts et frais, suivis d’hiver long et froid. Le sol est recouvert de neige et de glace durant six à huit mois chaque année. Dans cette écozone, on y retrouve la forêt de la Taïga du nord.
  • Taïga du Bouclier : Le relief de cette écozone se compose de collines massives et onduleuses, formées de roche du Bouclier canadien. Les étés sont courts et frais et les hivers longs et froids. La neige couvre le sol de six à huit mois par année. Les précipitations vont de faibles à modérées. Une forêt claire et rabougrie, dominée par quelques espèces d’arbres hautement adaptables, est le résultat de la combinaison des basses températures, d’une courte saison de végétation, des fréquents incendies de forêt et des minces sols acides couvrant le pergélisol.
  • Taïga de la Cordillère : Le terrain de cette écozone se caractérise par une série de crêtes et d’étroites vallées. Le climat est froid et humide avec des hivers longs et des étés courts et frais. La neige recouvre le sol au moins six mois par année favorisant le pergélisol. Dans cette écozone, on remarque quatre zones de végétation: la toundra alpine, une zone de transition subalpine, l’étage montagnard caractérisé par des communautés d’épinettes, de lichen et de pins de Murray; ainsi que les forêts d’épinettes et d’hypnum accompagnées de communautés riveraines de peupliers baumiers, de saules et d’aulnes.
  • Plaines hudsonniennes : Les Plaines hudsonniennes sont caractérisées par un terrain plat, mal drainé et couvert de vastes terres humides. Le pergélisol et la glace de sol rendent le sol imperméable et le drainage insuffisant, favorisant ainsi la formation de terres humides. La végétation ressemble à celle de la toundra arctique, et dans une plus grande mesure, aux forêts de transition de la taïga. Les arbres sont rares et clairsemés.
  • Plaines boréales : Le relief de cette écozone se compose de vallées peu profondes et de plaines. Les étés sont courts et chauds, les hivers longs et froids. Les précipitations annuelles sont supérieures à l’évaporation, engendrant ainsi un surplus d’humidité. Les Plaines boréales sont couvertes d'arbres à 84 % et la forêt boréale constitue la plus grande partie de l'écozone.
  • Bouclier boréal : Cette écozone est parsemée d’une multitude de lacs et renferme environ 10 % de toutes les eaux douces du Canada. Les terres sont bien irriguées. Le terrain est une plaine ondulante composée d’un vieux substrat rocheux. Le climat est de type continental avec des hivers longs et froids et des étés courts et chauds. Les précipitations y sont abondantes. La forêt boréale, parsemée d'innombrables terres humides, recouvre cette écozone.
  • Cordillère boréale : Cette écozone englobe le nord des Rocheuses et se compose de massifs et de plateaux. Le climat est du type subalpin avec des hivers long et froids et des étés courts et frais. Plus haut en altitude, au-delà de la limite des arbres, les conditions climatiques deviennent alpines et les sommets sont couverts de glace et de neige en permanence. Les terres les plus basses sont couvertes de forêts d’épinettes blanches et de sapins subalpins; les terrains en altitude sont dominés d’arbustes feuillus rabougris.
  • Maritime du Pacifique : Bordant le Pacifique, les hautes montagnes de la chaîne côtière dominent la région. Dans cette écozone, les paysages sont diversifiés: des grands fjords découpent la côte, des glaciers recouvrent les hauts sommets, des plaines côtières rocheuses alternent avec les plages, et les pluies abondantes, combinées aux températures douces tout au long de l’année, sont responsables de la vitalité de la forêt pluviale tempérée installée dans les parties plus basses de cette région.
  • Cordillère montagnarde : La plus grande partie de cette écozone est accidentée et montagneuse. Dans le nord de l’écozone, les grandes plaines sont étendues, tandis qu’elles prennent la forme de vallées intramontagnardes dans la moitié méridionale. Les écosystèmes varient. Il y a la toundra alpine, les forêts de conifères, les prairies et les arbustaies sèches d'armoises. Les hivers sont frais et humides et les étés, chauds et secs.
  • Prairies : Le relief des Prairies est peu accentué. Ses basses vallées, ainsi que ses plaines, s’inclinent vers l’est. Le paysage agricole domine. Cependant, un déficit hydrique caractérise la région. En effet, les précipitations annuelles sont extrêmement variables et inférieures aux autres régions du Canada. De plus, les grands vents accélèrent l’évaporation. Peu d'arbres et d'arbustes à feuilles caduques poussent dans cette écozone, excepté dans la partie est, le long des cours d'eau et les endroits de plus haute altitude.
  • Maritime de l’Atlantique : Cette écozone se situe à l'extrémité nord-est de la chaîne des Appalaches et est formée de hautes terres, d’îles et de péninsules. Le climat, influencé par l’océan Atlantique, est marin frais et humide. Les hivers sont généralement long et doux et les étés frais. 76 % de la surface du territoire de cette écozone est couverte de forêts.
  • Plaines à forêts mixtes : Cette écozone renferme d'abondantes ressources en eau douce, comprenant quatre des Grands Lacs - Supérieur, Huron, Érié et Ontario et le tronçon du fleuve Saint-Laurent entre Kingston et la ville de Québec. Le climat se caractérise par des étés relativement chauds et des hivers frais, modérés par les étendues d'eau environnantes. Son relief est composé de plaines presque plates à onduleuses, mais des affleurements rocheux imposants que l’on nomme collines Montérégiennes, se dressent dans le paysage. Cette écozone est la plus peuplée et la plus productive du Canada. Sur les sols riches et fertiles, on y pratique l’agriculture. Par contre, les terres du nord de l’écozone sont plus propices à l'exploitation forestière et aux activités récréatives.