La carte montre l’emplacement des barrages ainsi que la capacité d’emmagasinement de leur réservoir en 1969, les dérivations des eaux en 1975, les centrales à vapeur de plus de 20 mégawatts en opération en 1974, l’emplacement des puits servant à l’évacuation des déchets industriels existant en 1970, la superficie des aires irriguées en 1970, ainsi que la superficie des aires drainées et protégées en 1970.
L’homme exerce une influence profonde sur maints secteurs des systèmes hydrologiques naturels. Bien qu’on ne puisse les cartographier, surtout à l’échelle restreinte de la présente carte, les exemples suivants illustrent bien certains de ces secteurs où les activités humaines ont engendré des conséquences nuisibles sur le milieu aquatique.
Bien que la population canadienne soit à 90 pour cent concentrée dans une zone située à 150 milles au plus de la frontière internationale, au Canada, les eaux d’écoulement sont transportées à 60 pour cent environ par des cours d’eau qui partent des zones méridionales densément peuplées. On a proposé plusieurs projets de dérivation de ces cours d’eau, qui permettraient d’accroître les ressources en eau de la partie méridionale du Canada. Les quelques dérivations construites jusqu’à présent ont été relativement petites, d’une échelle locale et ont eu pour fonction première la production d’hydro-électricité.
En raison de leur capacité d’emmagasinement, les réservoirs peuvent être conçus en vue d’influer sur l’écoulement fluvial. En emmagasinant l’eau, on régularise l’écoulement de pointe, ce qui permet de lutter contre les inondations, d’augmenter le potentiel récréatif d’une région, de modifier le transport des sédiments et le régime thermique, et de transformer le régime de l’écoulement souterrain dans la zone avoisinante aux réservoirs. Les barrages peuvent faciliter ou entraver les transports, le déplacement des poissons et la capacité d’autoépuration.
En fin 1974, les centrales à vapeur canadiennes avaient une capacité de production de 19 000 mégawatts. On espère atteindre une capacité de 50 000 mégawatts en 1985, et peut-être 250 000 mégawatts en l’an 2000. La carte indique l’emplacement des 58 stations ayant une capacité supérieure à 20 mégawatts en fin 1974.
Depuis une vingtaine d’années, on injecte dans des puits profonds diverses sortes de déchets, qu’il est difficile ou dangereux de rejeter à la surface. Étant donné que toutes les eaux souterraines circulent, bien que très lentement, il faut veiller à ce que la migration des déchets n’entraîne pas la pollution des eaux souterraines utilisables et des autres ressources du sous-sol, ou bien la réapparition de ces déchets à la surface. La carte décrit 31 puits d’évacuation déclarés au Canada en 1970.
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