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Sensibilité des tourbières au changement climatique

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Résumé

La sensibilité des tourbières au changement climatique est illustrée ici. Les tourbières sont des dépôts massifs de tourbe, matériau composé essentiellement de résidus organiques agissant comme puits naturel pour le carbone. Toutefois, étant donné le réchauffement planétaire, les tourbières risquent de devenir d’immenses sources de gaz à effet de serre et de contribuer encore davantage au réchauffement planétaire. Les zones géographiques où les tourbières seront le plus affectées sont les Basses terres de la baie d'Hudson, la vallée de la rivière Mackenzie et le nord de l'Alberta et du Manitoba.


Le thème

La tourbe, composée essentiellement de résidus organiques, se forme dans des milieux quelque peu saturés en eau, par la décomposition incomplète de matière animale et végétale. Les tourbières se définissent comme des zones où se forment des dépôts massifs de tourbe - dont l'épaisseur atteint au moins 40 centimètres. Les tourbières sont situées, pour la plus grande partie de leur superficie, sur du pergélisol et couvrent environ 12 % de la masse terrestre du Canada.

À l'heure actuelle, les tourbières sont d'importants puits naturels du carbone. Cependant, avec le réchauffement du globe, elles sont aussi assorties d'un mécanisme de rétroaction, qui à cause d'un abaissement de la nappe phréatique, leur confère le potentiel de devenir d'immenses sources de gaz à effet de serre. Cette carte montre la sensibilité des tourbières au changement climatique.

Projection de sensibilité

Quelque 60% de la superficie des tourbières du Canada se situe dans des régions qui pourraient être gravement touchées par le réchauffement du globe. Les zones géographiques où les tourbières seront le plus affectées sont les Basses terres de la baie d'Hudson, la vallée de la rivière Mackenzie et le nord de l'Alberta et du Manitoba.

En terme de provinces écoclimatiques, les changements les plus importants se produiront dans les régions boréale, subarctique et arctique. Dans ces régions un grand nombre de tourbières se trouve au-dessus du pergélisol. Avec le réchauffement, le pergélisol pourrait fondre et l'eau qui est essentielle au développement de la tourbe s'écoulerait laissant la tourbe se décomposer. Cette situation aurait pour effet de réduire la production de méthane tout en augmentant les émissions de dioxyde de carbone. Par contre si le dégel est assez profond les hydrates fondront tout en produisant du méthane. Donc la profondeur du pergélisol et de la tourbe sont des éléments importants dans la production de gaz à effet de serre. De même les conditions médiocres de drainage et la subsidence associée au dégel devraient accroître les problèmes liés à la construction et à l'entretien des immeubles, des routes et des pipelines dans les régions nordiques.

Sources des données

Tarnocai C., I.M. Kettles, et B. Lacelle. 2000. Peatlands of Canada, Commission géologique du Canada, Dossier public 3834, Échelle 1/6 500 000. Ottawa : Ressources naturelles Canada.