Le nombre de personnes appelées à se déplacer pour se rendre au travail (lieu habituel ou sans adresse de travail fixe) a considérablement augmenté au cours des cinq dernières années, passant de 13 450 900 en 2001 à 14 714 300 en 2006 ou 9,4 %. Bien que l'automobile soit toujours le mode de transport le plus utilisé pour se rendre au travail, on a observé une baisse de la proportion de conducteurs au cours des cinq dernières années, laquelle est passée de 73,8 % des travailleurs en 2001 à 72,3 % en 2006. En 2006, 11 % des travailleurs canadiens s'étaient rendus au travail en transport public, comparativement à 10,5 % en 2001 et à 10,1 % en 1996.
En mai 2006, 939 300 travailleurs marchaient pour se rendre au travail. Ceux-ci représentaient 6,4 % des travailleurs en 2006, soit une légère diminution par rapport à 6,6 % d'entre eux en 2001. Malgré une légère augmentation de l'utilisation de la bicyclette comme mode de transport pour se rendre au travail, la proportion de cyclistes est demeurée faible. En 2006, seulement 1,3 % des travailleurs pédalaient pour se rendre au travail, comparativement à 1,2 % en 2001 et 1,1 % en 1996. Les cartes illustrent que la proportion de travailleurs se rendant au travail en transport en commun était plus élevée dans les plus grandes régions métropolitaines que dans les milieux ruraux, où la majorité des travailleurs se déplaçaient en automobile pour se rendre au travail.
En 2006, 69,4 % des travailleurs résidant dans l'une ou l'autre des 33 régions métropolitaines de recensement (RMR) avaient conduit leur automobile pour se rendre au travail, et 7,4 % s'étaient rendus au travail en tant que passagers d'une automobile. C'est dans la RMR d'Ottawa - Gatineau que l'on trouvait la plus faible proportion de travailleurs conduisant pour se rendre au travail (62,7 %), suivie de Toronto (63,6 %) et de Victoria (64,9 %). La RMR au sein de laquelle la plus faible proportion de travailleurs utilisait l'automobile pour se rendre au travail, que ce soit comme conducteurs ou comme passagers, demeurait Montréal (70,4 %). Suivaient les RMR d'Ottawa - Gatineau, avec 70,7 % et de Toronto, avec 71,1 %. À l'opposé, ce sont les travailleurs d'Abbotsford (93,2 %), de Barrie (90,6 %) et de Windsor (90,6 %) qui étaient les plus susceptibles d'aller travailler en automobile, que ce soit comme conducteurs ou comme passagers.
La plus ou moins forte utilisation du transport en commun dans les différentes RMR dépend de plusieurs facteurs incluant la densité de la population, la plus ou moins grande concentration des emplois dans des secteurs bien desservis par le transport public, les coûts associés à l'utilisation de la voiture par rapport au transport en commun, la disponibilité de stationnements à proximité des lieux de travail, la qualité du service. Généralement, les plus grandes RMR possèdent un plus grand nombre de caractéristiques qui rendent le transport en commun plus attrayant pour bon nombre de travailleurs. Elles sont, entre autres, beaucoup plus susceptibles de posséder un réseau de transport en commun bien établi, incitant les travailleurs à l'utiliser pour atteindre leur centre-ville.
Cette réalité se confirme en comparant les taux d'utilisation du transport en commun dans les six RMR comptant une population de un million ou plus, soit Toronto (22,2 %), Montréal (21,4 %), Vancouver (16,5 %), Ottawa - Gatineau (19,4 %), Calgary (15,6 %) et Edmonton (9,7 %). En comparaison, les six plus petites RMR comptaient toutes des proportions beaucoup plus faibles de navetteurs utilisant le transport en commun : 2,5 % à Peterborough, 4,4 % à Saint John (Nouveau-Brunswick), 3,2 % à Thunder Bay, 3,1 % à Brantford, 2,8 % à Moncton et 6,0 % à Guelph. Les cartes illustrent que les travailleurs qui résident à proximité des centres-villes sont généralement plus susceptibles d’utiliser le transport en commun pour se rendre au travail.
Le lieu de travail, tout comme le lieu de résidence, a une incidence sensible sur le choix du mode de transport utilisé pour se rendre au travail. En effet, certains secteurs des agglomérations urbaines sont facilement accessibles en transport en commun, à partir d'un grand nombre de lieux d'origine, alors que d'autres secteurs sont, au contraire, difficilement atteignables autrement qu'en automobile (ceux qui sont situés à la jonction d'autoroutes importantes, par exemple). Les travailleurs se rendant dans les quartiers centraux sont généralement plus susceptibles d'utiliser un mode de transport durable pour se rendre au travail, soit le transport en commun, la marche ou la bicyclette, que ceux se rendant vers les quartiers périphériques.
Le Quotidien est le bulletin de diffusion officielle des données de Statistique Canada. Cette variable de recensement a été diffusée dans Le Quotidien du 4 mars 2008. Les notes techniques à propos de cette variable sont disponibles dans Guide de référence pour le déplacement domicile-travail, Recensement de 2006, numéro 97-561-GWF2006003 au catalogue. Le texte a été adapté de la publication Habitudes de navettage et lieux de travail des Canadiens, Recensement de 2006, numéro 97-561-X2006001 au catalogue. Les renseignements de Statistique Canada sont utilisés avec la permission de Statistique Canada. Des informations sur la disponibilité d’un large éventail de données provenant de Statistique Canada sont disponibles via les bureaux régionaux de Statistique Canada, sur son site Internet à www.statcan.gc.ca, ou à son numéro de téléphone sans frais 1-800-263-1136.