On dit de certaines plantes qu’elles sont rares soit parce qu’elles poussent naturellement dans des habitats très spécifiques, soit parce qu’elles sont peu nombreuses, ou encore parce qu’elles ont été décimées par des processus naturels ou en raison de pressions exercées par les activités humaines. C’est dans le sud de l’Ontario, où l’activité humaine est répandue et intense, que l’on trouve le plus grand nombre d’espèces de plantes rares. L’agriculture, le déboisement, le drainage des milieux humides et l’épandage d’insecticides et d’herbicides ont entraîné une diminution des populations et des zones de distribution de nombreuses espèces.
La rareté des végétaux s’explique de plusieurs façons. Certaines plantes occupent naturellement des habitats très spécialisés ou peuvent se trouver en très petit nombre; d’autres peuvent avoir régressé à cause de processus naturels ou de pressions exercées par des activités humaines. Bon nombre d’espèces végétales des régions tempérées, qui sont communes au sud de la frontière des États-Unis, sont rares dans l’extrême sud du Canada, qui constitue la partie nord de leur aire de répartition. Il est important de connaître l’emplacement et les exigences spéciales pour la survie de ces végétaux si l’on veut élaborer des mesures de conservation appropriées.