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Principaux tremblements de terre et aléas sismiques

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Résumé

Un tremblement de terre consiste en une rapide secousse de l’écorce terrestre qui résulte d’une soudaine libération d’énergie dans la Terre. En général, ce phénomène est attribuable à des déplacements en marge des plaques tectoniques qui constituent l’écorce terrestre. À tous les ans, plus de 3500 tremblements de terre sont enregistrés au Canada ou près du pays, dont 50 perceptibles. Plus de la moitié des séismes au Canada surviennent le long de la côte Ouest. Le Sud-Est du pays et l’Arctique canadien connaissent aussi une activité sismique dispersée. L’importance d’un tremblement de terre est mesurée sur une échelle de magnitude et son intensité, sur l’échelle de Mercalli modifiée. Cette carte montre les principaux tremblements de terre enregistrés au Canada.


Aléa sismique

Les dommages causés par un tremblement de terre dépendent de la façon dont le sol bouge et dont les bâtiments sont construits dans la région touchée. Les mouvements prévus du sol, qui correspondent à l'aléa sismique, sont calculés en fonction de la probabilité. La couche cartographique de l’aléa sismique correspond à l’aléa sismique relatif pour l’ensemble du Canada. La présente carte représente une simplification de la carte de l’aléa sismique du Code national du bâtiment du Canada pour une accélération spectrale d’une période de 0,2 seconde (cinq cycles par seconde) et indique les mouvements du sol qui pourraient endommager des bâtiments de un ou deux étages. La probabilité qu’une secousse suffisamment importante pour endommager considérablement de tels bâtiments survienne est plus de 30 fois supérieure dans les régions où l’aléa est le plus élevé (probabilité d’au moins 30 pourcent que des dommages importants soient causés à tous les 50 ans) que dans celles où il est le plus faible (probabilité de moins de 1 pourcent que des dommages importants soient causés à tous les 50 ans). Dans les régions où l’aléa est modéré, la probabilité que des dommages importants soient causés à tous les 50 ans varie entre 5 et 15 pourcent.

Les cartes de l’aléa sismique et les lignes directrices en matière de charge sismique qui figurent dans le Code national du bâtiment du Canada servent à concevoir et à construire des bâtiments aussi résistants que possible aux secousses sismiques. Les dispositions du Code national du bâtiment constituent une norme minimale. Elles ont pour but de prévenir l'effondrement des structures lors de séismes violents et de sauver ainsi des vies humaines. Dans certains cas, cependant, elles ne sont pas suffisantes pour empêcher que certaines structures ne subissent de graves dommages.

Choix des tremblements de terre cartographiés

À la fin de 2006, la base de données sismologiques du Canada renfermait des renseignements sur plus de 60 000 séismes, dont plus de 3000 survenus annuellement au Canada ou à proximité du pays. Puisque la présente carte sert à sensibiliser le public canadien au sujet des risques de tremblement de terre, on a décidé de représenter des séismes qui ont causé au moins un minimum de dommages ou qui auraient pu en causer s’ils étaient survenus à proximité de régions habitées. C’est pourquoi tous les séismes connus d’une magnitude supérieure à 6,0 ont été choisis. En outre, on a choisi quelques séismes d’une magnitude de 4 ou 5 qui ont eu certains effets sur la population ou le relief. Au total, 160 séismes sont représentés sur la carte.

Chaque séisme cartographié répond à au moins un des critères suivants :

  1. Sa magnitude doit avoir été d’au moins 6,0 (mesurée au moyen d’instruments ou estimée d’après des données antérieures sur les dommages causés ou les secousses ressenties).
  2. Il doit avoir eu un certain effet sur les constructions (soit un minimum de dommages à une intensité d’au moins VI sur l’échelle de Mercalli modifiée) ou sur l’environnement (par exemple glissements de terrain, éboulis, liquéfaction, tsunamis).
  3. Il doit avoir été ressenti par un nombre important de Canadiennes et de Canadiens.
  4. Il doit en exister des indices paléosismologiques; seul le séisme de Cascadia de 1700 répond à ce critère, compte tenu que l’emplacement, la date et la magnitude des autres paléoséismes sont trop incertains.

Tremblements de terre importants

Chacun des séismes choisis a été désigné subjectivement comme « important » ou non, d’après sa magnitude et ses répercussions. Par exemple, un séisme modéré survenu près d’une grande région métropolitaine, comme celui d’une magnitude de 5,1 survenu en 1997 près de Québec, a été jugé plus important qu’un séisme plus violent survenu à plus de 100 kilomètres au large des côtes, comme celui d’une magnitude de 6,6 survenu en 2004 au large de l’île de Vancouver. Ainsi, 51 des séismes choisis ont été désignés comme « importants »; ils sont identifiés sur la carte par une étoile.

Impact des séismes

Deux décès seraient directement attribuables aux tremblements de terre au Canada (20 octobre 1870). De plus, le tsunami de 1929 causa la noyade de 27 personnes et des tremblements de terre seraient indirectement à l’origine d’autres décès, y compris par infarctus.

Les tremblements de terre peuvent avoir des répercussions sur l’environnement et la société, lorsqu’ils produisent :

  • des glissements de terrain, y compris tout déplacement massif provoqué par des secousses sismiques, comme les coulées de terre, les avalanches de pierres, les éboulis, les glissements de terrain rotationnels et les effondrements, ainsi que la liquéfaction et l’expulsion de sable; de plus amples renseignements figurent dans la section sur les glissements de terrain;
  • des tsunamis, soit des vagues soulevées par un déplacement du plancher océanique provoqué par une rupture directe, un déplacement massif découlant de secousses sismiques ou une rupture co-sismique; de plus amples renseignements figurent dans la section sur les tsunamis
  • des dégâts, allant de fissures dans le plâtre d’un mur ou une cheminée à l’effondrement de bâtiments.

Remarques à propos de la carte

Sur la carte, l’importance d’un tremblement de terre est mesurée sur une échelle de magnitude. La magnitude des premiers séismes connus a été estimée et peut être arrondie à l’unité ou à la moitié d’une unité près. Par ailleurs, la date et l’heure de chaque tremblement de terre sont indiquées, sauf dans le cas de trois séismes consignés dans des écrits historiques, dont l’heure est inconnue. L’emplacement d’un tremblement de terre consiste en son épicentre, lequel est situé en degrés décimaux de latitude nord et de longitude ouest. Sur la carte, l’emplacement des séismes survenus avant le XXe siècle est précis à seulement un degré de latitude et de longitude près et celui des séismes contemporains, à un centième de degré près.

L’heure d’origine d’un tremblement de terre est indiquée d’après l’heure locale et en temps universel coordonné (TUC), ce dernier étant l’équivalent contemporain du temps moyen de Greenwich. Il faut soustraire cinq heures du TUC pour obtenir l’heure normale de l’Est (HNE) et huit heures pour obtenir l’heure normale du Pacifique (HNP); par rapport à l’heure avancée, il y a une différence de quatre heures, dans le cas de l’heure de l'Est, et de sept heures, dans celui de l’heure du Pacifique. L’heure locale est généralement fournie lorsqu’un tremblement de terre a été ressenti au Canada.