Cette série de cartes illustre la répartition changeante de la population autochtone au Canada avant la création des réserves.
Chacune des cartes illustre la localisation et la répartition des sociétés ethnohistoriques connues des Européens pour trois importantes périodes, soit vers 1630, 1740 et 1823. Les sociétés ethnohistoriques sont classées individuellement en grandes familles linguistiques et des cercles de différentes dimensions représentent le chiffre estimé de la population. Les grandes familles linguistiques sont codées par couleur (par exemple, famille algonquienne) et subdivisées en groupes reconnus de peuples historiquement apparentés (par exemple, Ojibway).
Toutes les sociétés ethnohistoriques qui n’étaient pas directement connues des Européens sont inscrites en texte sur les cartes de 1740 et de 1823. Cette information est tirée de rapports manuscrits de reconnaissance archéologique et d’excavation pour les régions du centre et de l’ouest du Canada. Ces régions ne sont mentionnées à titre de complexes archéologiques que sur la carte de 1630. L’emplacement des principaux sites archéologiques est signalé par un triangle et un code de couleur correspondant aux grands complexes archéologiques auxquels ils appartiennent. Rappelons que les complexes archéologiques ne peuvent pas tous être liés à des groupes ethnohistoriques particuliers.
Il est important de cartographier la répartition des groupes autochtones à l’époque précédant la création des réserves (à partir de 1880) pour deux raisons. Tout d’abord, cette cartographie est importante pour l’étude de l’histoire des Autochtones au Canada. Ensuite, sans une certaine connaissance de l’emplacement des groupes autochtones, on comprend mal l’exploration, l’effort missionnaire, la traite des fourrures et les guerres fréquentes pendant cette importante période de l’histoire du Canada.
La répartition des groupes autochtones au Canada avant et après l’arrivée des Européens est caractérisée par le mouvement. À l’exception des agriculteurs iroquoiens, presque tous les groupes effectuaient des déplacements saisonniers sur des distances plus ou moins longues pour trouver de la nourriture. Certains de ces groupes ont participé à de grands mouvements migratoires au cours du seizième siècle et par la suite. C’est pourquoi et aussi parce que l’information disponible n’est pas toujours adéquate et qu’elle est souvent ambiguë il est difficile d’établir des cartes entièrement satisfaisantes de la répartition des peuples autochtones avant la création des réserves.