En 2006, l’âge médian de la population du Canada a atteint le sommet historique de 39,5 ans, alors qu’il était de 25,4 ans en 1966 et de 29,6 ans en 1981. En général, la structure par âge de la population du Canada permet d’établir des distinctions sur le plan géographique. Ainsi, la population est généralement plus jeune à mesure qu’on se déplace vers le nord à partir de la frontière canado-américaine ou vers l’ouest à partir de l’Ontario (sauf en Colombie-Britannique).
La structure par âge d’une population est principalement déterminée par le niveau de fécondité et, dans une certaine mesure, la mortalité. De façon générale, une population comportant proportionnellement plus de jeunes a une fécondité plus élevée. Cependant, une population comportant une population plus élevée de personnes âgées a une fécondité plus faible et une espérance de vie plus élevée, bien que, dans certains cas, l’immigration interne de personnes plus âgées et l’émigration interne de personnes plus jeunes puisse exercer une incidence importante. Le vieillissement est l’une des principales caractéristiques de la structure démographique du Canada. L’âge médian, qui sépare la population en deux groupes de taille égale, croît à un rythme constant depuis 1966. En 2006, l’âge médian de la population du Canada a atteint le sommet historique de 39,5 ans, alors qu’il était de 25,4 ans en 1966 et de 29,6 ans en 1981. En général, la structure par âge de la population du Canada permet d’établir des distinctions sur le plan géographique. Ainsi, la population est généralement plus jeune à mesure qu’on se déplace vers le nord à partir de la frontière canado-américaine ou vers l’ouest à partir de l’Ontario (sauf en Colombie-Britannique).
La structure par âge d’une population est principalement déterminée par le niveau de fécondité et, dans une certaine mesure, la mortalité. De façon générale, une population comportant proportionnellement plus de jeunes a une fécondité plus élevée. Cependant, une population comportant une population plus élevée de personnes âgées a une fécondité plus faible et une espérance de vie plus élevée, bien que, dans certains cas, l’immigration interne de personnes plus âgées et l’émigration interne de personnes plus jeunes puisse exercer une incidence importante. Le vieillissement est l’une des principales caractéristiques de la structure démographique du Canada. L’âge médian, qui sépare la population en deux groupes de taille égale, croît à un rythme constant depuis 1966. En 2006, l’âge médian de la population du Canada a atteint le sommet historique de 39,5 ans, alors qu’il était de 25,4 ans en 1966 et de 29,6 ans en 1981. En général, la structure par âge de la population du Canada permet d’établir des distinctions sur le plan géographique. Ainsi, la population est généralement plus jeune à mesure qu’on se déplace vers le nord à partir de la frontière canado-américaine ou vers l’ouest à partir de l’Ontario (sauf en Colombie-Britannique).
La société canadienne est vieillissante, mais elle demeure parmi les plus jeunes dans le G8. En 2006, 17,7 % de la population totale était âgée de moins de 15 ans. Depuis le baby-boom de l’après-guerre (de 1946 à 1965), la proportion de jeunes n’a cessé de décroître, mais à un rythme qui a quelque peu ralenti ces dernières décennies — témoignant clairement des tendances de la fécondité. En 1961, la proportion de jeunes Canadiens âgés de moins de 15 ans s’élevait à 34 %. Elle a baissé à 22,5 % en 1981 et à 17,7 % en 2006.
Dans l’ensemble, le nord du Canada, qui se caractérise par une population autochtone relativement importante et une fécondité élevée, est plus jeune par rapport à la moyenne nationale. En 2006, le tiers (33,9 %) de la population du Nunavut et le quart de celle des Territoires du Nord-Ouest avaient moins de 15 ans. Le Yukon se distinguait légèrement des autres territoires dans la mesure où sa population autochtone était proportionnellement plus petite et son taux de fécondité plus près de la moyenne nationale. La deuxième population plus jeune se trouvait dans les provinces des Prairies (Manitoba, Saskatchewan et Alberta), où près d’une personne sur cinq était âgée de moins de 15 ans. L’Ontario suivait (18,2 %).
La proportion de jeunes était plus faible dans les provinces de l’Atlantique (16,1 %), au Québec (16,6 %) et en Colombie-Britannique (16,5 %). Entre 1981 et 1996, c’est au Québec que se trouvait la plus faible proportion de personnes de moins de 15 ans, en raison d’un taux de fécondité très bas. Depuis 2001, Terre-Neuve-et-Labrador a remplacé le Québec à ce chapitre, ce qui atteste des taux de fécondité inférieurs de cette province au cours des dernières années.
De façon générale, les régions métropolitaines du Canada sont plus jeunes. D’après le Recensement de 2006, la proportion de jeunes de moins de 15 ans était supérieure à celle de la moyenne nationale (17,7 %) dans 16 des 33 régions métropolitaines de recensement (RMR). Neuf RMR se situaient dans la région, fortement industrialisée, du sud de l’Ontario : Barrie (20,8 %), Oshawa (20,5 %), Kitchener (19,1 %), Windsor (19,0 %), Brantford (18,7 %), Guelph (18,6 %), Toronto (18,6 %), Hamilton (17,9 %) et London (17,7 %). Les cinq RMR des Prairies (Calgary, Edmonton, Regina, Saskatoon et Winnipeg) se distinguaient également par une proportion plus élevée de jeunes par rapport à la moyenne nationale.
Les centres urbains ou les agglomérations de recensement (AR) de taille moyenne affichent des structures par âge différentes de celles observées dans les RMR dotées, en moyenne, d’une proportion plus petite de groupes d’âge plus jeunes. Thompson, au Manitoba, était le plus jeune centre urbain de taille moyenne : 26,5 % de sa population était âgée de moins de 15 ans. Cette petite ville nordique comporte une importante communauté autochtone. Quatre des six plus jeunes centres urbains de taille moyenne se trouvaient en Alberta en 2006 : Okotoks (25,4 %), Cold Lake (24,1 %), Brooks (21,9 %) et Grande Prairie (21,9 %). Lloydminster (21,5 %) et Wood Buffalo (20,0 %) figuraient aussi sur la liste des 25 centres urbains de taille moyenne dont la proportion de jeunes de moins de 15 ans était la plus élevée. Certains de ces centres urbains se situent dans des régions à forte croissance démographique, où l’exploitation des sables bitumineux est une activité économique majeure qui attire de nombreux jeunes travailleurs.
Il est possible de diviser la population d’âge actif en deux groupes : les 15 à 34 ans et les 35 à 64 ans. L’effet de la fécondité sur la composition de ces groupes d’âge est évident. Le dernier groupe d’âge actif est largement composé de baby-boomers (personnes nées entre 1946 et 1965), alors que le premier compte la génération X, dite du « baby-bust » (personnes nées entre 1966 et 1974), ainsi que les enfants des baby-boomers. En dépit du fait que les baby-boomers sont maintenant plus âgés, ils demeurent le groupe démographique le plus important. Cette tendance ressort clairement dans la proportion relativement importante (42,6 %) de la population qui appartenait au dernier groupe d’âge actif en 2006. Cette proportion était beaucoup plus faible (31,3 %) il y a à peine 25 ans, en 1981. Malgré l’arrivée du groupe d’âge actif composé de personnes nées durant la période du « baby-bust », et des enfants des baby-boomers, la proportion des 15 à 34 ans ne représentait que 26,0 % de la population active en 2006, comparativement à 36,5 % en 1981.
En 2006, le groupe d’âge des 15 à 34 ans comptait pour une part relativement importante de la population des Territoires du Nord-Ouest (31,8 %), du Nunavut (34,6 %) et des provinces à l’ouest de l’Ontario (sauf en Colombie-Britannique), alors que cette part était inférieure à l’est de l’Ontario. De façon générale, l’inverse était vrai dans le cas des 35 à 64 ans, plus nombreux à l’est qu’à l’ouest de l’Ontario. Le Yukon, où le taux de fécondité était relativement faible par rapport aux deux autres territoires, se distinguait par sa proportion plus petite de personnes âgées de 15 à 34 ans (26,2 %) et sa proportion plus élevée de personnes âgées de 35 à 64 ans (47,5 %) par rapport à celles du Nunavut et des Territoires du Nord-Ouest.
Comme on pouvait s’y attendre, la proportion du premier groupe d’âge actif (de 15 à 34 ans) était plus élevée dans les régions urbaines et plus particulièrement métropolitaines du Canada, alors que celle du dernier groupe d’âge actif (de 35 à 64 ans) y était plus faible, par comparaison aux régions rurales et non métropolitaines. Cette différence s’explique surtout par la migration interne des jeunes adultes, qui quittent souvent les régions rurales et non métropolitaines à la fin de l’adolescence et au début de la vingtaine pour poursuivre des études ou trouver un emploi dans les régions urbaines et métropolitaines.
Les divers centres urbains présentaient cependant entre eux d’importantes différences. En 2006, Kelowna, en Colombie-Britannique, était la RMR la plus âgée au Canada sur le plan démographique, et sa proportion de personnes appartenant au premier groupe d’âge actif (23,2 %) était beaucoup plus faible que celle de Calgary en Alberta (30,3 %), qui profite de la présence d’un centre industriel très prospère. Par ailleurs, Kelowna et Calgary ne différaient pas beaucoup en ce qui a trait à la proportion de personnes appartenant au dernier groupe d’âge actif (42,1 % contre 41,9 %). À l’autre extrême, dans certains centres urbains (AR) de taille moyenne plus jeunes sur le plan démographique, l’importance proportionnelle du dernier groupe d’âge actif était relativement faible. Entre autres exemples mentionnons Okotoks (40,2 %), Cold Lake (40,2 %), Brooks (38 %) et Grande Prairie (36,4 %), en Alberta, et Thompson (38,9 %), au Manitoba.
Le Canada est une société vieillissante. En 2006, 13,7 % de sa population totale était âgée de 65 ans ou plus. Cette proportion n’était que de 9,7 % il y a vingt-cinq ans, en 1981. Au cours de la même période, la proportion de personnes très âgées a augmenté à un rythme plus rapide. Par exemple, entre 1981 et 2006, la proportion de la population âgée de 80 ans ou plus est passée de 1,7 % à 3,7 %. Le nombre de personnes appartenant à ce groupe d’âge dépassait pour la première fois le seuil du million (1,2 million) en 2006. En 2006, la population de la Saskatchewan était la plus âgée du pays, avec 15,4 % de personnes âgées de 65 ans ou plus. C’est aussi dans cette province que se trouvait la plus forte proportion de personnes très âgées, avec un résident de la Saskatchewan sur vingt ayant 80 ans ou plus, alors que la moyenne nationale était d’un sur vingt-sept. La situation de la Saskatchewan est unique dans la mesure où elle compte à la fois la proportion la plus élevée de personnes âgées et parmi les proportions les plus élevées d’enfants par rapport aux autres provinces. Plusieurs facteurs expliquent cette situation : un taux de fécondité plus élevé que dans les autres provinces, attribuable à une importante population autochtone; une espérance de vie qui, jusqu’à tout récemment, figurait parmi les plus élevées au pays; et le départ substantiel de jeunes adultes en quête d’un emploi en Alberta. En général, le Canada atlantique (Terre-Neuve-et-Labrador, Île-du-Prince-Édouard, Nouvelle-Écosse et Nouveau-Brunswick) et la Colombie-Britannique ont vu leur structure par âge vieillir (de 14 à 15 % de leur population appartenant au groupe d’âge des 65 ans et plus) par rapport à la moyenne nationale, ce qui révèle encore une fois des taux de fécondité plus faibles.
Dans l’ensemble, la population des régions rurales comptait une proportion plus élevée de personnes âgées, et cette proportion croît plus rapidement que dans les régions urbaines. En 2006, 15,5 % de la population des régions non métropolitaines était âgée de 65 ans ou plus, par comparaison à seulement 13,3 % de la population des régions métropolitaines. Avec 19 % de sa population âgée de 65 ans ou plus, soit près d’une personne sur cinq, Kelowna, en Colombie-Britannique, était la RMR la plus âgée au Canada en 2006. Elle était suivie de Peterborough, en Ontario (18,2 %), de Victoria, en Colombie-Britannique (17,8 %), de St. Catharines-Niagara, en Ontario (17,7 %) et de Trois-Rivières, au Québec (17,0 %). À l’autre extrême se trouvaient les RMR connaissant une croissance rapide, comme Calgary (9,4 %) et Edmonton (11,1 %), en Alberta, et Oshawa (11,2 %) et Barrie (11,5 %), en Ontario.
Les centres urbains ou les agglomérations de recensement (AR) de taille moyenne étaient, en moyenne, plus âgés que les RMR en 2006, puisque leur proportion de personnes âgées de 65 ans ou plus s’élevait à 15,5 %, comparativement à 12,9 % dans les RMR. La plupart des centres urbains de taille moyenne vieillissants se trouvaient en Colombie-Britannique et en Ontario. Deux de ces centres urbains, Parksville, en Colombie-Britannique, et Elliot Lake, en Ontario, étaient de loin les plus âgés au Canada où environ une personne sur 3 était âgée de 65 ans ou plus. Ils sont reconnus comme des centres de villégiature ou des lieux adaptés aux retraités qui attirent de nombreuses personnes âgées. La plupart des petites villes et des communautés rurales comptant la proportion la plus élevée de personnes âgées (à la retraite) se trouvaient également en Colombie-Britannique et en Alberta.
Le Quotidien est le bulletin de diffusion officielle des données de Statistique Canada. Le Quotidien du 17 juillet 2007 a marqué la diffusion publique de cette variable de recensement. Les faits saillants en tableaux, qui permettent aux utilisateurs d’effectuer des fonctions simples de classement et de tri sur les données de divers niveaux géographiques, sont disponibles pour cette variable à l’endroit suivant : Âge et sexe - Faits saillants en tableaux, Recensement de 2006.
Ce texte a été adapté d’un rapport de Statistique Canada, Portrait de la population canadienne en 2006, selon l’âge et le sexe, Recensement de 2006, numéro 97-551-XWF2006001 au catalogue, ainsi que du Rapport sur l’état de la population au Canada, 2005 et 2006, numéro 91 209-X au catalogue. L’information de Statistique Canada est utilisée avec la permission de l’organisme. On peut obtenir de l’information sur la disponibilité d’un vaste ensemble de données de Statistique Canada à travers ses bureaux régionaux, sur le site Web à l’adresse www.statcan.gc.ca, ou en téléphonant sans frais au numéro 1-800-263-1136.