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Structure familiale, 1996

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Résumé

On entend par structure familiale la classification des familles de recensement en familles de couples actuellement mariés, couples vivant en union libre (avec ou sans enfants) et familles monoparentales. La famille formée d'un couple marié demeure le type de famille dominant au Canada. Terre Neuve enregistrait la proportion la plus élevée de ce type de famille, soit 78 % du nombre total de familles et la proportion la plus faible était observée au Québec, avec 64 % du nombre total de familles. Le nombre de couples vivant en union libre n'a cessé de croître depuis 1981. Le nombre de familles monoparentales a augmenté de 33 % de 1986 à 1996. En 1996, on comptait 1 138 000 familles monoparentales. Quatre sur cinq (83 %) étaient dirigées par une femme plutôt que par un homme.


L’augmentation du nombre de séparations, de divorces, de remariages, de conjoints vivant en union libre et de parents seuls a eu pour effet de diversifier davantage la structure de la famille, au Canada, au cours des deux dernières décennies. Le fléchissement du taux de fécondité a également joué un rôle dans le façonnement de la structure familiale. L’évolution de la composition de la famille et le statut des particuliers au sein de la famille sont des mesures qu’emploie Statistique Canada pour déterminer certaines des tendances de la famille.

Pour Statistique Canada, « Structure des familles de recensement » s’applique à la classification des familles de recensement en familles de couples actuellement mariés, couples vivant en union libre (avec ou sans enfants) et familles monoparentales. Lisez à propos des familles de recensement

« Familles époux-épouse » comprend les familles dont les conjoints sont mariés ou vivent en union libre. Les familles époux-épouse et les familles monoparentales composent le nombre total de familles au Canada. La figure ci-dessous illustre les changements survenus dans la structure familiale, en termes de répartition, au cours d’une période de dix ans.

Diagrammes à secteurs montrant la structure familiale[D]
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La famille formée d’un couple marié demeure le type de famille dominant au Canada. Depuis 1986, cependant, la proportion de ce type de famille a régressé de 80 % à 74 % du nombre total des familles alors que le nombre de familles formées de couples vivant en union libre a augmenté de 28 % depuis 1991. Selon le recensement de 1996, 14,5 % du nombre total de familles étaient de type monoparental. Le nombre total de familles monoparentales s’est chiffré à 1 138 000, en 1996, ce qui représente une augmentation de 19 % par rapport à 1991 et de 33 % par rapport à 1986.

La distribution de la structure familiale varie dans l’ensemble du Canada. Les familles formées de couples mariés sont relativement plus nombreuses dans les Prairies, le sud de l’Ontario et à Terre-Neuve, tandis que c’est au Québec, au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest que le nombre de familles formées de couples vivant en union libre est le plus élevé. Bien que la présence de familles monoparentales soit manifeste dans toutes les régions du Canada, c’est dans les grands centres urbains que leur proportion est la plus élevée.

Le graphique suivant sera présenté sous forme de graphique à barres subdivisées.

Diagramme à barres montrant le pourcentage de familles formées de couples mariés[D]
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Figure 2 : Couples mariés

Diagramme à barres montrant le pourcentage de familles formées de couples vivant en union libre[D]
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Figure 3 : Couples vivant en union libre

Diagramme à barres montrant le pourcentage de familles monoparentales dirigées par un homme[D]
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Figure 4 : Monoparentales (père)

Diagramme à barres montrant le pourcentage de familles monoparentales dirigées par une femme[D]
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Figure 5 : Monoparentales (mère)

Familles formées de couples mariés – « Le mariage demeure populaire »

Selon les résultats du recensement de 1996, les « familles formées » de couples mariés représentent encore, et dans une large mesure, le type de famille prédominant. Depuis 1986, où elles comptaient pour 80 % de l’ensemble des familles, leur proportion a diminué à 74 % par suite d’augmentations substantielles du nombre de familles formées de couples vivant en union libre et du nombre de familles monoparentales. En 1996, on dénombrait 5,8 millions de familles canadiennes formées de couples mariés. Terre-Neuve enregistrait la proportion la plus élevée de ce type de famille, soit 78 % du nombre total de familles. La plus faible proportion provinciale a été observée au Québec, avec 64 % du nombre total de familles. La proportion de familles formées de couples mariés a diminué dans chaque province et territoire au cours de la période 1986 à 1996.

Bien que le mariage légitime demeure la forme de partenariat largement préférée au pays, les Canadiens se marient maintenant à un âge plus avancé. Le nombre de couples qui ne se marient pas est à la hausse. Des recherches révèlent que la fluctuation du taux de nuptialité est allée de pair avec les indicateurs économiques au cours des 70 dernières années. On a pu observer chez les particuliers sans emploi ou sécurité financière une tendance à différer le moment de leur mariage ou à ne pas se marier. La même situation s’était produite pendant la dépression des années 1930, alors que l’on a enregistré le plus faible taux de nuptialité, soit un taux de 6 mariages pour 1000 en comparaison de 425 pour 1000 en 1993. Les taux les plus élevés ont été enregistrés dans les années 1950 et 1960 avec 950 mariages et plus pour 1000. La situation actuelle reflète la popularité croissante et l’acceptabilité de l’union libre, du remariage et, dans une large mesure, de modes de vie sans conjoint.

Familles formées de couples en union libre

Le nombre de couples vivant en union libre n’a cessé de croître depuis 1981. Au Québec, plus particulièrement qu’ailleurs, la proportion des couples de ce type est passée de 8 % à 25 %, de 1981 à 1996. Pour la même période, une augmentation nette, mais de moindre proportion, soit de 6 % à 10 %, a également été observée partout ailleurs au Canada. Le mode de vie en union libre est couramment emprunté par les Autochtones du Canada. En 1996, 31 % des couples vivaient en union libre dans les Territoires.

Diagramme à barres montrant les couples vivant en union libre[D]
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Figure 6 : Couples vivant en union libre

Cette carte fait ressortir plusieurs tendances régionales. Le mode de vie en union libre est plus fréquent dans le nord du Nouveau-Brunswick, dans les divisions de recensement où l’on observe une forte concentration de personnes de langue maternelle française. L’Ontario présente également de plus fortes proportions de couples vivant en union libre dans les divisions de recensement comptant plus de 25 % de personnes de langue maternelle française, comme c’est le cas pour Sudbury, Cochrane et Prescott-Russell, par exemple. Au Québec, les proportions moindres s’enregistrent le long de la frontière Québec-Ontario. À Montréal, un net clivage est observable entre les divisions de recensement anglophones et francophones. Lisez à propos des descriptions régionales détailées

Diagramme à secteurs montrant la répartition des personnes âgées de 15 ans et plus vivant en union libre, par état matrimonial, recensement de 1996[D]
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Figure 7 : Répartition des personnes âgées de 15 ans et plus vivant en union libre, par état matrimonial, recensement de 1996

Familles monoparentales – Considérations générales

Statistique Canada désigne par parent seul « une mère ou un père sans conjoint ou conjoint de fait vivant sous un même toit avec un ou plus d’un enfant (fils/filles) jamais marié. » En vertu de cette définition, le parent seul n’est plus considéré comme membre d’une famille de recensement lorsqu’un enfant se marie ou s’engage dans un mode de vie en union libre.

Les parents seuls ne représentent pas un phénomène nouveau au Canada, mais leur nombre a augmenté de 33 % de 1986 à 1996. On compte actuellement 1 138 000 familles monoparentales. Quatre sur cinq (83 %) sont dirigées par une femme plutôt que par un homme. Les familles monoparentales représentent 22 % de toutes les familles comptant des enfants.

Avant 1960, le décès du conjoint était la cause principale de la monoparentalité dans 60 % des cas. En 1996, il ne l’est plus que dans 20 % des cas. L’augmentation du taux de divorce est directement liée aux modifications apportées à la Loi sur le divorce en 1968 et en 1985. Le tiers des cas de monoparentalité s’explique maintenant par le divorce, un cinquième étant attribuable à la séparation. Une autre tendance observée en 1996 indique que près de 24 % des parents seuls de sexe féminin n’ont jamais été mariés, ce qui représente une augmentation de 22 % par rapport à 1986.

Diagramme à barres montrant l'état matrimonial des parents seuls de sexe masculin et féminin (1991)[D]
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Figure 8 : État matrimonial des parents seuls de sexe masculin et féminin (1991)

Les résultats de l’Enquête longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes (ELNEJ) indiquent que les familles vivant en union libre en particulier à l'extérieure du Québec risquent plus que les autres de connaître l’éclatement. La proportion plus élevée de familles monoparentales dans le nord des Prairies et dans les Territoires du Nord-Ouest, où la proportion de familles vivant en union libre est également élevée, abonde dans ce sens. Le nombre de familles monoparentales est proportionnellement inférieur dans les régions agricoles de l’Ouest canadien. C’est dans les grands centres urbains tels que Montréal, Toronto et Ottawa-Hull, par contre, que l’on observe les plus fortes concentrations de familles monoparentales. Pour un complément d’information, voir la série de cartes illustrant la « Structure familiale », et plus particulièrement l’information portant sur les familles dirigées par un couple vivant en union libre.

Familles monoparentales dirigées par une femme

Quatre familles monoparentales sur cinq sont dirigées par des femmes plutôt que par des hommes, au Canada. Les données du recensement de 1996 indiquent que le nombre de familles monoparentales dirigées par une femme a connu une hausse de 20 % entre 1991 et 1996 par rapport à celui des familles monoparentales dirigées par un homme (augmentation de 16 %). Dans l’ensemble, le nombre de parents seuls qui n’ont jamais été mariés a augmenté de 22 % en 1996 à comparer avec l’augmentation de 14 % observée en 1986. En 1996, 24 % des parents seuls de sexe féminin ont déclaré être « célibataires ».

Le nombre d’enfants vivant avec une mère seule a augmenté de 20 % par rapport à celui du nombre d’enfants vivant avec un père seul (11 %). Cette hausse du nombre de mères seules est étroitement liée à l’augmentation du nombre de familles vivant sous le seuil de la pauvreté. L’Enquête longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes (ELNEJ, 1994 à 1995) a indiqué que 92 % des enfants de familles monoparentales vivaient avec leur mère.

Par rapport à l’ensemble des familles monoparentales, les plus fortes concentrations de familles dirigées par une femme se trouvent en Saskatchewan, au Manitoba, en Ontario et dans les provinces de l’Atlantique. Par ailleurs, la proportion de couples mariés est relativement élevée dans ces régions. C’est dans les provinces de l’Atlantique que l’on enregistre la plus forte proportion d’enfants nés de mères célibataires au Canada (ELNEJ, Enquête sociale générale 1990). La situation inverse s’observe au Québec, où l’on a rapporté le plus faible nombre d’enfants nés de mères célibataires et la plus faible proportion d’enfants en très bas âge élevés par un parent seul. Par contre, les enfants québécois atteignant l’âge de 4 ans étaient aussi susceptibles que les autres enfants canadiens de devoir vivre avec un parent seul.

Familles formées de couples en union libre - Descriptions régionales détaillées

Au Nouveau-Brunswick, la proportion de couples vivant en union libre se chiffrait à 12,6 % en 1996 – proportion légèrement supérieure à celles observées dans les autres provinces, le Québec excepté. La carte indique que le mode de vie en union libre est plus fréquent dans le nord du Nouveau-Brunswick, dans les divisions de recensement où existe une forte concentration de personnes de langue maternelle française. La proportion de couples vivant en union libre s’établit à 19,4 % dans Gloucester, 16,9 % dans Madawaska et 16,0 % dans Restigouche (régions où la plupart des gens sont de langue maternelle française).

En Ontario, 9,1 % des couples vivaient en union libre en 1996. Bien que ce genre d’union y soit moins populaire qu’au Québec ou au Nouveau-Brunswick, la proportion de personnes vivant en union libre est plus élevée dans les divisions de recensement où les personnes de langue maternelle française composent à tout le moins le quart de la population. Ce genre d’union atteignait des proportions plus élevées dans Cochrane (15,6 %), Prescott-Russell (15,4 %), Timiskaming (13,6 %) et Sudbury (13,5 %). Dans les divisions de recensement de Kenora (16,2 %) et de Manitoulin (12,8 %), la proportion de couples vivant en union libre est plus élevée que dans l’ensemble de la province, ce qui peut être attribuable à leur forte concentration d’Autochtones.

Au Québec, la propension la plus élevée à vivre en union libre est enregistrée dans la région de Vallée-de-l'Or, où la proportion s’établit à 36,8 %. Dans la plupart des autres divisions de recensement, la proportion des couples vivant en union libre varie entre 20 % et 34 %. Par contre, la proportion n’est que de 13,7 % dans la région de Pontiac, au sud du Québec, et à la frontière de l’Ontario. Cette division compte une forte concentration de personnes de langue maternelle anglaise.

Sur le plan du mode de vie en union libre, les différences observables entre les populations francophones et anglophones sont encore plus marquées dans les subdivisions de recensement de l’île de Montréal. Dans l’ensemble de la communauté urbaine de Montréal, 20,3 % des couples vivaient en union libre en 1996. Dans toutes les subdivisions où la population anglophone prédomine largement, la propension à vivre en union libre est inférieure à 11 %. C’est le cas, notamment, dans Westmount, Montréal-Ouest, Côte-Saint-Luc, Hampstead, Pointe-Claire, Kirkland, Beaconsfield, Baie d'Urfé et Dollard-des-Ormeaux. La proportion de couples vivant en union libre dépasse cependant les 20 % lorsque les gens de langue maternelle anglophone composent moins du quart de la population totale de la subdivision. C’est le cas notamment dans Anjou, Montréal-Nord, Montréal, Saint-Pierre d'Outremont et Montréal-Est. Retournez aux « familles formées de couples mariés »

Pour interpréter cette carte correctement, consulter le texte de Notes sur les données et les cartes.