L’état matrimonial d’une personne peut être décrit de la façon suivante : légalement marié, séparé, divorcé, veuf ou veuve ou célibataire. Un pourcentage considérable de la population tombe dans les catégories des célibataires (46% de la population) ou des personnes légalement mariées (41% de la population). En 1996, 3% seulement des personnes âgées de 15 ans ou plus étaient séparées. C’est au Québec (9%) et en Colombie Britannique (7,9%) que le pourcentage des personnes divorcées est le plus élevé. La Saskatchewan abrite la proportion la plus élevée de veufs ou de veuves au Canada, qui y représentent 7,6% de la population. Plus de 80% des membres de ce groupe sont des femmes, pourcentage qui va continuer à augmenter parallèlement au vieillissement de la population, compte tenu du fait que le taux de mortalité chez les personnes d’un âge avancé est beaucoup plus élevé chez les hommes que chez les femmes.
Les données présentées dans cette série de cartes sont tirées du recensement de 1996. Elles portent essentiellement sur l’ « état matrimonial juridique des personnes ». Les classifications employées pour établir ces cartes sont fondées sur les définitions fournies par Statistique Canada.
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Figure 1: Répartition de la population selon l'état matrimonial
Un important segment de la population appartient à la catégorie des célibataires (46 %) ou à celle des personnes légalement mariées (41 %). La catégorie « célibataires » comprend les personnes vivant en union libre et qui ne se sont jamais mariées. En font également partie les jeunes enfants qu’il n’était pas possible de classer autrement en raison de leur âge. Les personnes composant les 13 % résiduels de la population sont séparées, divorcées ou veuves.
Les tendances observées chez les Canadiens montrent qu’un plus grand nombre de célibataires conservent cet état matrimonial plus longtemps, s’abstiennent plus longtemps de s’engager dans une relation de couple et, dans nombre de cas, habitent au foyer familial ou vivent seuls. Beaucoup de jeunes Canadiens préfèrent le mode de vie en union libre au mariage, ce qui peut expliquer pourquoi la proportion de « célibataires » est si élevée.
En 1996, 41 % des Canadiens étaient légalement mariés. Les tendances nettes qui se dégagent de cette carte montrent que la proportion de personnes mariées est nettement moindre au Québec et dans les Territoires du Nord-Ouest que partout ailleurs au Canada. La raison en est la propension relativement forte à vivre en union libre dans ces régions. Au cours des années 1960, neuf nouveaux mariés sur dix en étaient à leur premier mariage. En 1990, le tiers des couples se composait d’au moins un conjoint ayant déjà été marié. Les couples qui se marient pour la première fois le font à un âge plus avancé. En 1990, la moyenne d’âge des femmes prenant époux était de 26 ans, celle des hommes prenant épouse étant de 27,9 ans alors que ces moyennes étaient de 22,7 ans et de 25,1 ans, respectivement, en 1970.
En 1995, le taux de nuptialité s’établissait à 541 mariages pour 100 000 personnes pour l’ensemble du Canada. À l’exception du Québec et des Territoires du Nord-Ouest, toutes les provinces ont enregistré un taux légèrement supérieur à la moyenne nationale.
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Figure 2 : Taux de nuptialité, par province et territoire (1995)
L’acceptabilité du remariage a contribué à faire augmenter le nombre de « familles reconstituées », composées de membres de familles différentes. Ces milieux familiaux complexes ne font qu’ajouter à la diversité des familles canadiennes d’aujourd’hui.
Dans l’ensemble, la propension à vivre en couple a diminué depuis 1981. Deux facteurs ont contribué à l’accentuation de cette tendance : d’une part, les jeunes adultes tardent davantage à vivre en couple et, d’autre part, bon nombre de nouveaux couples optent pour le mode de vie en union libre. Au recensement de 1991, 35,0 % des hommes et 25,0 % des femmes divorcés vivaient en union libre. D’autres tendances suggèrent que ces unions libres ne sont pas aussi durables et que les mariages légitimes des générations plus jeunes sont plus fragiles que ceux des générations plus anciennes, ce qui fait grossir le nombre de personnes vivant seules.
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Figure 3 : Comparaison entre hommes et femmes de 15 ans ou plus mariés ou vivant en union libre et célibataires, 1981 à 1996
Au recensement de 1996, les Autochtones mariés selon le rite des coutumes traditionnelles ont reçu directive de se déclarer « légalement mariés ». De ce nombre, les personnes qui ne se sont pas déclarées telles, ainsi que les personnes qui n’ont jamais été mariées ont été considérées comme « célibataires ».
Statistique Canada désigne par « célibataires » les particuliers de tous groupes d’âge qui n’ont jamais été mariés, y compris les personnes dont le mariage a été annulé.
En 1996, on dénombrait 13,3 millions de particuliers n’ayant jamais été mariés – soit 46,1 % de la population canadienne. La proportion de célibataires âgés de 15 ans et plus a augmenté depuis 1981. La situation s’explique en partie par le fait que les jeunes adultes attendent davantage avant de se marier ou qu’ils optent pour le mode de vie en union libre. En 1996, quatre particuliers vivant seuls sur dix se sont déclarés « célibataires », soit une proportion identique à celle enregistrée en 1991. La proportion de célibataires âgés de 25 à 29 ans a augmenté, en 1996, 59,0 % des personnes de ce groupe d’âge ayant déclaré ne s’être jamais mariées. Les personnes vivant en union libre ne sont pas prises en compte.
La carte indique que la proportion de célibataires est plus forte dans les régions où le mode de vie en union libre est plus populaire, principalement au Québec et aux Territoires du Nord-Ouest. Selon les données recueillies au recensement de 1996, deux tiers des personnes vivant en union libre sont célibataires. La forte proportion de célibataires dans les régions nordiques pourrait aussi s’expliquer par la présence d’une forte population de jeunes enfants et de jeunes adultes.
Pour obtenir d’autres informations de cette nature, consultez les cartes Enfants à la maison, Structure de la population et Structure familiale. En établissant des comparaisons à partir des cartes, garder à l’esprit que chaque carte est établie à partir d’un ensemble de données particulier et que les classifications présentées en légende sont définies de manière à refléter le contenu propre à cette carte.
Au Canada, la séparation est généralement considérée comme un état transitoire avant le divorce, l’annulation du mariage ou peut-être même un remariage. Bon nombre ont choisi de demeurer célibataires. En 1996, seulement 3,0 % des personnes âgées de 15 ans et plus étaient séparées. Ces personnes ne vivent plus avec leur conjoint, mais sont toujours considérées comme légalement mariées. Dans l’ensemble, le taux de rupture des mariages a continué d’augmenter de façon importante depuis le début des années 1990 par suite de changements dans les attitudes et les perceptions concernant l’institution du mariage. La religion et l’influence de l’Église ont empêché, dans une certaine mesure, que les mariages contractés en bonne et due forme ne se dissolvent par la voie du divorce.
Le nombre de divorces a connu une forte croissance dans la plupart des provinces, entre 1985 et 1989, puis est demeuré relativement stable au cours des années 1990. En 1996, 1,6 million de personnes se sont déclarées divorcées, au Canada, ce qui représente 7,2 % des personnes âgées de 15 ans et plus. Le nombre de divorces a été relativement minime à Terre-Neuve (4,0 %) et à l’Île-du-Prince-Édouard (4,8 %). C’est au Québec (9,0 %) et en Cololmbie-Britannique (7,9 %) qu’ont été enregistrés les taux de divorce les plus élevés. La figure ci-dessous illustre les taux de divorce enregistrés au Canada pour l’année 1995.
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Figure 4 : Taux de divorce, par province et territoire (1995)
Les changements apportés à la Loi sur le divorce en 1968 et en 1985 ont exercé une influence directe sur l’augmentation des taux de divorce au Canada. La figure ci-dessous illustre les tendances observées sur trois décennies concernant le divorce et le mariage. À 2,6 pour 1000 personnes (1995), le taux de divorce au Canada est considéré comme faible en comparaison de celui de certains autres pays industrialisés occidentaux. Par comparaison, le taux de divorce pour 1000 personnes a atteint 4,0 aux États-Unis, 3,0 au Royaume-Uni et 2,7 en Australie selon les chiffres de 1995.
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Figure 5 : Taux de nuptialité et de divorce au Canada (1967 à 1995)
En 1996, on dénombrait 1,5 million de veufs et veuves au Canada, soit 6,4 % de la population canadienne âgée de 15 ans et plus. Les femmes composent plus de 80,0 % de ce groupe, proportion appelée à augmenter avec le vieillissement de la population, le taux de mortalité étant plus élevé chez les hommes d’âge avancé. La carte ci-dessous illustre la distribution des veuves au Canada. On se rapportera à la série de cartes Structure par âge pour comparer la proportion de veuves avec celle de la population âgée au Canada.
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Figure 6 : Carte montrant la proportion de la population qui sont les veuves, recensement de 1996
La planche de données de cette série sur l’état matrimonial indique que les personnes veuves, dans l’ensemble, habitent principalement dans les régions méridionales, près des grands centres. La province de la Saskatchewan fait exception, connaissant la proportion de personnes veuves la plus élevée au Canada (7,6 %). Cette région connaît une forte concentration de cette population, distribuée surtout dans les petite villes. Cela s’explique principalement par les taux de migration vers d’autres provinces, qui est passablement élevée chez les adultes en âge de travailler. La situation est tout à fait différente en Alberta, où l’on note la proportion de personnes veuves la plus faible de toutes les provinces (5,2 %) : cette province connaît l’un des taux de fertilité les plus élevés, sans oublier la prospérité économique qu’elle a connue dans les années 70 et qui a attiré des jeunes adultes d’autres provinces. La proportion de personnes veuves la moins élevée de toutes les autres provinces (3,1 %) a été enregistrée dans les Territoires du Nord-Ouest.
Pour interpréter cette carte correctement, consulter le texte de Notes sur les données et les cartes.