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État matrimonial, 2006

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Résumé

En 2006, pour la première fois dans l’histoire canadienne, le nombre de personnes non mariées âgées de 15 ans et plus dépassait celui des personnes légalement mariées. Un peu plus de la moitié des personnes âgées de 15 ans et plus (51,5 %) n’étaient pas mariées, c’est à-dire n’avaient jamais été légalement mariées (34,9 %) ou étaient divorcées (8,0 %), veuves (6,2 %) ou séparées (3,0 %). Les personnes légalement mariées composaient un peu moins de la moitié (47,9 %) de la population. Vingt ans plus tôt, 38,6 % des personnes âgées de 15 ans et plus n’étaient pas légalement mariées et 61,4 % l’étaient. Bien que les proportions de personnes veuves et séparées soient restées relativement stables au cours des vingt dernières années, des hausses ont été observées surtout chez les personnes divorcées et encore plus chez celles jamais légalement mariées (célibataires).


L’état matrimonial de la population d’une région géographique est étroitement lié à sa structure par âge et par sexe, bien que les tendances de la nuptialité, de la fécondité et de la mortalité soient aussi des facteurs importants. Par exemple, une région dont la population âgée est importante comportera une proportion relativement élevée de personnes veuves, alors qu’une région dont la population est en grande partie composée de jeunes ou dont les habitants se marient plus tard affichera une proportion relativement élevée de personnes célibataires (jamais mariées). Par ailleurs, la population d’une région où l’espérance de vie est plus élevée chez les femmes que chez les hommes aura une forte proportion de veuves.

La répartition de la population canadienne selon l’état matrimonial varie sensiblement d’une région géographique à l’autre. En 2006, les personnes légalement mariées formaient la majorité – plus de la moitié de la population de 15 ans et plus – dans toutes les provinces à l’exception de la Nouvelle-Écosse (49,5 %) et du Québec (37,5 %). Comparativement aux autres provinces, Terre-Neuve-et-Labrador comptait la plus forte proportion de personnes légalement mariées (54,3 %) et certaines de ses divisions de recensement (DR) affichaient des proportions aussi élevées que 60 %. La proportion des mariages légaux était sensiblement inférieure au Québec (37,5 %) de même qu’au Yukon (38,9 %), dans les Territoires du Nord-Ouest (36,3 %) et au Nunavut (31,0 %), mais la proportion d’unions libres y était supérieure à celle des autres provinces et territoires.

On constate également des variations géographiques considérables au Canada pour ce qui est de la population non mariée. En 2006, les célibataires (jamais légalement mariés) étaient proportionnellement plus nombreux au Nunavut (61,4 %) et dans les Territoires du Nord-Ouest (52,0 %). Puisque les deux territoires ont la population la plus jeune au Canada (l’âge médian y étant de 23,1 ans et de 31,2 ans respectivement, comparativement à la moyenne nationale de 39,5 ans), il n’est pas surprenant d’y trouver une grande proportion de personnes célibataires (jamais légalement mariées). Le plus faible pourcentage d’hommes et de femmes célibataires s’observe dans les provinces de l’Atlantique (31% à 32 %), qui ont aussi la population la plus âgée (l’âge médian se situe entre 41 et 42 ans). Les proportions de personnes célibataires en Ontario, dans les Prairies et en Colombie-Britannique variaient entre 32 % et 34 %. Le Québec se démarquait quelque peu par sa proportion relativement importante (43,2 %) de célibataires, ce qui traduit une fois encore la fréquence élevée des unions libres dans cette province.

En 2006, plus du tiers (34,6 %) des couples au Québec vivaient en union libre, soit une proportion bien supérieure à celle observée dans les autres provinces et les territoires (13,4 %). Les petites régions géographiques de la province présentaient peu de variation, la proportion de célibataires (jamais mariés) dans presque toutes les DR y dépassant la moyenne nationale de 34,9 %. Dans des DR comme Sept-Rivières—Caniapiscau (50,1 %) et Nord-du-Québec (52,2 %), près de la moitié des habitants ne s’étaient jamais mariés.

C’est au Québec qu’on comptait la plus forte proportion de divorcés (10,6 %). Ce phénomène s’observait dans l’ensemble de la province — près de 60 % des DR du Québec dépassant la moyenne provinciale. Le Yukon et la Colombie-Britannique suivaient, présentant aussi des pourcentages de personnes divorcées supérieurs à la moyenne, soit de 9,6 % et 8,3 % respectivement. Les autres provinces comptaient proportionnellement moins de personnes divorcées, les pourcentages étant compris entre un faible 5,6 % à Terre-Neuve-et-Labrador et un fort 7,7 % en Alberta. Le Nunavut avait la plus faible proportion de personnes divorcées (2,4 %) parmi les provinces et territoires.

Le pourcentage de personnes séparées (mais toujours légalement mariées) variait quelque peu d’une région à l’autre, étant compris entre un faible 2,1 % au Québec et 4,0 % au Nouveau-Brunswick.

C’est en Saskatchewan que l’on trouvait la plus importante proportion de personnes veuves (7,3 %) en accord avec sa forte population de personnes âgées de 65 ans et plus (15,4 %). En 2006, les veufs et les veuves dans cette province se concentraient surtout dans les petites municipalités et dans les villages, mais formaient aussi environ le dixième de la population dans un certain nombre de villes (par example, Melville : 13,9 %; Melfort : 13,0 %; Humboldt : 12,2 %; Yorkton : 11,5 %; Weyburn : 11,1 %; Moose Jaw : 10,2 %; et Swift Current : 9,6 %). Dans une trentaine de municipalités et de villages de la Saskatchewan, une personne sur cinq était un veuf ou une veuve. À l’autre extrême se trouvent l’Alberta et les trois territoires dont la composition démographique est la plus jeune du pays et où les personnes veuves représentaient 4,8 % et 3,3 % de leur population respectivement.

Le Quotidien est le bulletin de diffusion officiel de Statistique Canada. Le Quotidien du 12 septembre 2007 a marqué la diffusion publique de cette variable de recensement. Des notes techniques en rapport à cette variable sont disponibles à l’adresse suivante : Guide de référence pour les familles, Recensement de 2006 .

Le texte a été adapté du rapport de Statistique Canada, Portrait de famille : continuité et changement dans les familles et les ménages du Canada en 2006, numéro 97 553 XWF2006001 au catalogue ainsi que du Rapport sur l’état de la population au Canada, 2005 et 2006, numéro 91 209-X au catalogue. L’information de Statistique Canada est utilisée avec la permission de l’organisme. On peut obtenir de l’information sur la disponibilité d’un vaste ensemble de données de Statistique Canada à travers ses bureaux régionaux, sur le site Web à l’adresse www.statcan.gc.ca, ou en téléphonant sans frais au numéro 1 800 263 1136.