L'Indice de connaissance des langues autochtones compare le nombre de personnes qui disent pouvoir parler une langue autochtone au nombre dont c’est aussi la langue maternelle. Cet indice a été compilé et illustré sur une carte pour chacune des collectivités autochtones figurant sur la carte Langues autochtones par collectivité, 1996. Les valeurs relativement plus élevées de cet indice peuvent indiquer un certain degré de reprise de la langue. Cette carte fait partie d'une série de trois cartes sur les langues autochtones.
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Manido Giizis (Buffalo), de Louis Ogemah
L’INDICE DE CONNAISSANCE peut montrer si une langue connaît une certaine reprise. Cet indice compare le nombre de personnes qui disent pouvoir parler une langue autochtone au nombre dont c’est aussi la langue maternelle (consulter le texte de Notes sur les données et les cartes pour plus de renseignements).
Plusieurs facteurs contribuent à la capacité de survie d’une langue. Le facteur primordial est la taille du groupe ayant une langue autochtone comme langue maternelle ou langue utilisée à la maison. Vu qu’une base de population importante est essentielle pour assurer la viabilité à long terme d’une langue, plus il y a de personnes qui parlent une langue, meilleure sont ses chances de survie. D’ailleurs, les trois groupes linguistiques les plus florissants, c’est-à-dire l’inuktitut, le cri et l’ojibway, comptent tous plus de 20 000 personnes ayant une langue autochtone comme langue maternelle. D’autre part, les langues menacées de disparition sont rarement parlées par plus de quelques milliers de personnes; souvent, seulement quelques centaines de personnes les parlent. Ainsi, les deux groupes linguistiques les plus petits et les plus faibles, le kutenai et le tlingit, ne comptent que 120 et 145 personnes respectivement ayant cette langue comme langue maternelle.
Pour survivre, une langue doit être transmise d’une génération à l’autre. La meilleure façon d’assurer cette transmission de la langue est de la parler à la maison pour que les enfants l’apprennent comme langue maternelle. La langue parlée à la maison devient l’outil de la vie quotidienne. Quand une langue est apprise comme langue seconde, au contraire, elle est souvent utilisée dans des situations restreintes, comme dans le cas des programmes d’immersion. Il n’y a donc rien qui puisse remplacer avantageusement l’apprentissage de la langue comme langue maternelle. Contrairement aux autres groupes linguistiques minoritaires, les autochtones ne peuvent compter sur l’immigration pour maintenir ou augmenter leur base linguistique. Il est donc absolument essentiel pour la survie de toutes les langues autochtones qu’elles soient transmises aux enfants par leurs parents.
Pour interpréter cette carte correctement, consulter le texte de Notes sur les données et les cartes.