
La typographie est l’art de la composition qui comprend la conception, le style, l’apparence, l’impression et l’utilisation des polices de caractères. Les polices de caractères constituent un important outil de communication, peu importe que le support utilisé soit l’ordinateur et l’Internet ou le papier. Même si leur importance est la même dans les deux cas, les règles de sélection, de disposition et de mise en page des caractères diffèrent souvent.
1. Un cadratin ou em représente le carré de la taille du corps du caractère imprimé utilisé. Pour un caractère de 12 points, le cadratin est de 12 x 12; pour un caractère de 10 points, il est de 10 x 10, etc. Le cadratin est l’espace correspondant à un cadrat, soit un petit lingot de métal plus bas que les lettres, employé par les typographes pour laisser des blancs et remplir la justification des lignes.
2. La largeur du demi-cadratin ou en est la moitié de celle d’un cadratin, mais sa hauteur est la même.
3. En composition conventionnelle, une police de caractères est un jeu ou une famille de caractères nécessaire pour représenter toutes les lettres de l’alphabet et ses caractères accessoires. Dans le monde numérique, la police de caractères est le jeu de caractères lui-même ou les données numériques qui servent à la coder.
4. L’optimisation est une fonction propre aux formats numériques de police (TrueType et PostScript). Ses instructions définissent les pixels qui seront activés pour donner la meilleure forme possible aux caractères affichés en format bitmap. Un algorithme d’optimisation est une instruction mathématique qui est ajoutée à la police afin de modifier le contour des caractères qui s’affichent pour certaines tailles de caractères. Cette opération améliore la forme et l’apparence générale du caractère lorsque celui-ci est affiché en taille réduite et sur des écrans à basse résolution.
5. Le crénage est un processus qui sert à régler l’espacement entre les caractères généralement en rapprochant deux lettres. Le crénage permet d’améliorer l’apparence de certaines combinaisons de lettres comme WA, MW et VA. Seuls les logiciels de traitement de texte et d’éditique les plus évolués permettent le crénage.
6. L’interlignage est une opération qui consiste à ajouter de l’espace vertical ou de l’espacement entre les lignes de caractères. L’interlignage normal a deux points de plus que le nombre de points du caractère. Par exemple, pour un bloc de texte de 12 points, il serait de 14 points. L’interlignage peut avoir une valeur négative ou positive.
7. L’espacement entre les lettres consiste à ajouter de l’espace entre les lettres d’un mot pour augmenter l’espace qu’occupe le mot ou pour uniformiser les blancs entre les lettres.
8. Le pica est l’unité de mesure qu’utilise l’imprimeur pour exprimer les dimensions d’une page de caractères. Un pica contient environ douze points; un pouce contient six picas.
9. Le point est l’unité de base utilisée pour mesurer la taille des caractères et l’espacement entre les lignes. Il correspond à un peu moins que 1/72 seconde d’un pouce ou 0,013837 pouce.
10. Le système de points est le système de mesure utilisé en composition pour désigner la taille des caractères et l’espacement entre les lignes de caractères. Il est principalement utilisé en Amérique du Nord et au Royaume-Uni.
11. Les caractères des polices antique (sans empattement) n’ont pas d’empattement et ont une forme généralement simple et géométrique. Les polices Helvetica, Triumvirate, News Gothic et Futura sont des exemples de ce type de police.
12. Les polices avec empattement sont formées de caractères ornés qui comportent des empattements (courtes lignes croisées ou coches) à l’extrémité des traits des lettres. Les polices Times Roman, Century Schoolbook et Palatino sont des exemples de ce type de police.
13. Les polices TrueType et PostScript sont deux formats numériques de polices utilisés en éditique. La police PostScript a été développée par Adobe, et TrueType, par Microsoft et Apple. Ces deux formats traitent les caractères des polices comme des contours qui peuvent être mis à l’échelle, être étirés ou faire l’objet d’une rotation. Aussi, les deux formats sont autonomes (multiplate-forme), ce qui signifie qu’ils peuvent être utilisés et reproduits par une variété de systèmes informatiques.
14. En typographie classique, on entendait par fonte l’ensemble de caractères d’un même type fondus ensemble. De nos jours, on parle de police de caractères en éditique.
Le Web contient une grande quantité d’information affichée sous forme de texte. Les bons sites se distinguent des mauvais par la clarté, l’exactitude et la qualité de leur contenu. Le soin à apporter à la conception typographique et à la mise en page n’est pas aussi important que sur support papier. Il convient de noter que les utilisateurs du Web peuvent régler la police de caractères et sa taille implicites dans la fenêtre des préférences de leur navigateur.
Il est essentiel lors de la conception d'une page Web de communiquer le message clairement et avec exactitude. Si des fautes d'orthographe et de grammaire apparaissent dans le texte, les lecteurs peuvent être amenés à douter de la fiabilité de l'ensemble du site.
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Comparaison de la casse
Les noms géographiques et les annotations jouent un rôle important en cartographie pour identifier les entités et permettre à l'utilisateur de s’orienter dans l’espace. La lisibilité des caractères sur une carte dépend d'un certain nombre de facteurs : la police de caractères, la taille, la couleur, la position et la disposition par rapport aux autres noms.
La convention cartographique dicte souvent certaines normes à suivre quant à l'utilisation des polices de caractères sur une carte. Certains types de polices ont été utilisés de façon classique pour identifier des entités particulières. Par exemple, il est généralement accepté que l'italique sert à identifier les entités linéaires sinueuses comme les rivières et les routes. Ce style de caractères complète ces entités et peut ou non comporter des empattements. Des polices de caractères différentes devraient être sélectionnées pour des catégories d’entités différentes. Le jumelage entité-type de police devrait être le même sur l’ensemble de la carte ou de la série de cartes. Cela aidera l'utilisateur à identifier facilement et rapidement les types d’entités.
La sélection de la taille des caractères repose sur un certain nombre de facteurs : l’échelle de la carte, la catégorie de l’entité identifiée, la taille de l’entité et sa configuration. La taille des caractères devrait convenir à l'échelle de la carte ainsi qu’à la grosseur et à l'étendue de l’entité. La technique consistant à espacer les lettres d'un nom permet de décrire l'étendue de l’entité sans avoir à utiliser des caractères trop gros.
La couleur est un outil de conception typographique utile sur une carte. Elle peut être utilisée pour accentuer ou adoucir les caractères. Également, il est important de tenir compte de la couleur de l'arrière-plan lors du choix de la couleur des caractères. Plus le contraste est grand, plus les caractères seront lisibles. Si le caractère et l'entité sur la carte sont de la même couleur, une association entre ces deux éléments se créé. Par exemple, le nom des entités de drainage est habituellement en bleu, tandis que celui des lieux habités et des entités politiques est souvent en noir.
La disposition des caractères sur une carte mérite une attention particulière. Des caractères bien disposés améliorent la lisibilité et l'esthétique de la carte. Cependant, la typographie sur une carte est toujours en concurrence avec l'information graphique qu’elle contient et la couleur de son arrière-plan. Par conséquent, il est rare que l'on puisse aligner les caractères à l'horizontal. Si la carte représente un graticule (un réseau de lignes de latitude et de longitude), la convention cartographique exige que les caractères soient placés, dans la mesure du possible, en parallèle avec les lignes de latitude. S'il n'y a pas de graticule, les caractères peuvent être disposés en parallèle avec la limite de coupure ou avec le cadre qui entoure la carte. Les lettres sur une carte doivent être placées le plus droit possible afin d’être plus faciles à lire. Les mots doivent suivre l’ordre d’écriture normal, soit de gauche à droite ou en sens horaire.
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Figure 1 : Direction du lettrage sur une carte
Lorsqu'il est nécessaire d’identifier un grand nombre d'entités dans un espace restreint, il faut réfléchir beaucoup à la disposition des noms. Ceux-ci doivent être lisibles et placés de manière esthétique afin de conserver l'association avec les entités sur la carte. Si possible, évitez le chevauchement des caractères, ou que les caractères croisent ou touchent les symboles. Si les caractères doivent croiser des entités linéaires de même couleur, le symbole de ligne peut être brisé au point d'intersection. Enfin, le nom doit être placé en entier sur la terre ou sur la mer.
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Figure 2 : Positionnement préféré pour les noms de symboles