Cette carte montre la variation projetée de la part du marché des petites voitures utilitaires par rapport aux ventes totales de véhicules légers de l'année modèle 1990 à 2010, selon une hypothèse de maintien du statut quo, qui sous-tend qu'au cours de la période 1990 à 2010, il ne survient aucun changement important de politique pouvant influer sur les préférences en matière de véhicules. Les véhicules légers incluent toutes les voitures et tous les camions légers. Parmi l'ensemble des véhicules légers, la part de marché des petites voitures utilitaires devrait afficher la plus forte hausse durant la période 1990 à 2010. La région des Prairies devrait connaître la plus forte croissance de la part de marché des petites voitures utilitaires. La plupart des régions de l'Ontario, où la part du marché de ces véhicules était relativement grande en 1990, devraient enregistrer la plus forte croissance en nombre absolu de petites voitures utilitaires pour la période projetée.
Cette carte montre, pour les régions peuplés de chaque division de recensement, la variation projetée de la part de marché des petites voitures utilitaires de l'année modèle 1990 à 2010 (l'année de base et l'année cible du Protocole de Kyoto), selon le scénario de maintien du statu quo. Ce scénario suppose qu'au cours de la période 1990 à 2010, il ne survient aucun changement important de politiques qui influerait sur les choix de véhicules. La variation est établie d'après la part de marché en 1990 et la projection de la part de marché en 2010. La projection pour la part de marché en 2010 est considérée comme une planche alternative pour cette carte.
Les véhicules légers incluent toutes les voitures et des camions légers. Les classes de véhicules légers définies par l'EPA (nom en anglais, Environmental Protection Agency) ont été adoptées pour la classification des véhicules. Cette classification comporte 15 classes : six pour les automobiles, six pour les camions légers et trois pour les familiales. La grande majorité des véhicules légers vendus dans chaque division de recensement se retrouvent dans sept classes soit les voitures super-compactes, les voitures compactes, les voitures moyennes, les grosses voitures, les fourgonnettes, les petites voitures utilitaires, et les gros camions légers. Les classes restantes sont regroupées sous « autres véhicules légers », ce qui incluent des voitures à deux places, des voitures mini-compactes, des petits camions légers, des fourgons, des grosses voitures utilitaires, et trois classes de familiales.
Il faut noter qu'il n'y a pas de données disponibles pour les Territoires.
Puisque les véhicules consomment une grande portion d'énergie au Canada, l'efficacité énergétique moyenne des véhicules est un indicateur important pour les émissions de gaz à effet de serre et l'établissement d'une politique sur le changement climatique. Plus le rendement énergétique d'un véhicule est faible, plus il émet de gaz et plus il contribue à la production de gaz à effet de serre. L'efficacité énergétique moyenne des véhicules légers, exprimée en milles au gallon, a été définie en calculant la moyenne des cotes de rendement énergétique de chaque classe de véhicules, pondérée par la part du marché occupée par cette classe de véhicules dans chaque division de recensement. La part du marché qu'occupe un véhicule est un des deux principaux facteurs déterminant son rendement énergétique. Les petites voitures utilitaires font partie des véhicules légers dont le rendement énergétique est le moins bon. L'efficacité énergétique moyenne d'une région donnée sera d'autant moins efficace que la part du marché occupée par les petites voitures utilitaires sera élevée.
Parmi l'ensemble des véhicules légers, la part de marché des petites voitures utilitaires devrait afficher la plus forte hausse durant la période 1991 à 2010. Le profil des variations spatiales de cette catégorie de véhicules devrait rester en grande partie inchangé pour l'année modèle 2010, mais le taux de variation de la part de ce marché présentera des écarts importants selon les régions du Canada. Notez que le pourcentage de la part du marché est basé sur le nombre de petites voitures utilitaires de l'année modèle 1990 dans chacune des divisions de recensement. Une plus forte croissance du pourcentage pour une région ne veut pas nécessairement dire une augmentation du nombre absolu de voitures de cette catégorie. La région des Prairies par opposition à l'Ontario en est un bon exemple. Quoique la plus forte croissance de la part du marché des petites voitures utilitaires soit prévue dans les Prairies, on s'attend à ce que pour la plupart des régions de l'Ontario où la part du marché de ces véhicules était relativement grande en 1990, on enregistre en fait la plus forte croissance en nombre absolu de petites voitures utilitaires pour la période projetée.
Les modèles de part de marché indiquent une forte corrélation positive entre la part des petites voitures utilitaires et la population des plus jeunes (jusqu'à l'âge moyen) et le revenu des ménages. Toutefois, le coût relativement élevé d'achat et d'utilisation de ces véhicules a pour effet de limiter leur part de marché. La baisse prévue de la population des plus jeunes (Figure 1) au cours de la période de prévision devrait favoriser une diminution de la part de marché de cette catégorie de véhicules. Cet effet, toutefois, semble nettement céder le pas aux autres facteurs (Figures 2 et 3), en particulier la hausse projetée du revenu des ménages. Pour la région des Prairies où on s'attend à la plus forte croissance, le déclin projeté de l'agriculture peut cependant être un facteur pouvant faire diminuer le nombre de camionnettes en faveur de petites voitures utilitaires.
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Figure 1 : Évolution projetée du groupe des plus jeunes et du groupe des plus âgés
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Figure 2 : Évolution projetée du revenu moyen des ménages
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Figure 3 : Évolution projetée des économies relatives sur le coût d'achat et la consommation d'un véhicule d'une certaine catégorie par rapport à la moyenne pondérée de tous les véhicules légers pour une année donnée
Une étude de cas a été effectuée par la Division GéoAccès de Ressources naturelles Canada en collaboration avec la Division de l'utilisation de l'énergie reliée au transport de Ressources naturelles Canada. L'étude a été développée afin de démontrer une approche économétrique spatiale utilisant la modélisation pour l'élaboration des politiques. La projection de l'efficacité énergétique moyenne des véhicules légers par division du recensement a été produite lors de cette étude. Pour plus d'information sur la méthodologie du modèle économétrique spatial voir Méthode utilisée pour établir les prévisions.
La vérification de cette projection de la part de marché des véhicules légers s'est avérée valide pour prévoir, à court terme et à moyen terme, le déplacement des ventes pour un éventail de véhicules légers d'une année modèle donnée. Cependant, cette projection est basée sur une série d'hypothèses macroéconomiques, énoncées dans Perspectives énergétiques du Canada 1997, qui représentent la meilleure évaluation possible pour l'avenir prévisible s'il n'y a pas de nouvelle intervention stratégique. De façon générale, on considère qu'une projection économétrique doit être utilisée pour donner une prévision de tendance plutôt qu'une prévision numérique.
On peut avoir une projection officielle de l'efficacité énergétique et de la part de marché des véhicules à des niveaux provincial et national agrégés en consultant Perspectives des émissions du Canada : une mise à jour 1999.