Ressources naturelles Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Liens de la barre de menu commune

Liens institutionnels



Réchauffement climatique


Les observations révèlent que le climat de la planète s'est réchauffé au cours du dernier siècle (1900 à 1999), et que le réchauffement s'est accéléré dans les vingt dernières années. Les scientifiques s'entendent largement pour dire que ce changement est dû en grande partie à l'augmentation des concentrations atmosphériques de CO2 et d'autres gaz à effet de serre (GES) découlant de l'activité humaine. On trouvera une introduction plus détaillée sur ce sujet dans la section Quels sont les enjeux du changement climatique?.


Réchauffement climatique (cartes):

Les modèles du climat du globe (MCG), basés sur les lois physiques régissant le système climatique, tentent de simuler les effets des augmentations prévues des émissions de GES (et d'autres changements du régime climatique) sur la température, les précipitations et d'autres variables climatiques. De tels modèles, élaborés dans un certain nombre de pays au cours des dernières décennies, servent à simuler les changements climatiques tant passés que futurs.

Ces modèles du climat projettent que la température planétaire moyenne pourrait augmenter d'environ 1,4 à 5,8 degrés Celsius d'ici 2100, selon le scénario adopté pour les émissions de gaz à effet de serre dues aux activités humaines. Le changement de température projeté n'est pas distribué de façon uniforme sur la planète ni sur le cycle des saisons. C'est la région de l'Arctique qui devrait connaître le réchauffement le plus marqué sur la période de projection. Le réchauffement est habituellement plus prononcé sur les terres que sur les océans, aux latitudes élevées qu'aux basses latitudes et en hiver qu'en été.

En moyenne, on note une augmentation des précipitations à mesure que l'on avance dans le siècle et que le climat se réchauffe. Cependant, le changement projeté n'est pas distribué de façon uniforme sur la planète ni sur le cycle des saisons. Alors que le réchauffement du globe prédomine, il y a des régions où il y a une baisse ou une augmentation marquée des précipitations sur les terres et dans les océans. Généralement les continents nordiques voient une augmentation des précipitations et ce plus particulièrement en hiver. L'évapotranspiration augmente aussi dans les climats plus chauds. L'augmentation de l'évapotranspiration, particulièrement en été, avec la diminution des précipitations dans certaines zones, mènent à des projections de réduction de l'humidité des sols pour certaines régions continentales. Le modèle hydrologique simulé montre aussi plus de précipitation sous forme de pluie que de neige aux latitudes élevées.

Ce module

Le présent module comporte 18 cartes : 12 cartes pour la planète et 6 pour le Canada. Les cartes planétaires montrent les changements de la température et des précipitations entre la période de référence 1975 à 1995, et le milieu et la fin du présent siècle. La simulation a été effectuée par le Centre canadien de la modélisation et de l'analyse climatique (CCmaC) d'Environnement Canada, à l'aide du modèle couplé de circulation générale de première génération (MCCG1) élaboré à cet endroit. Les cartes nationales montrent les changements de la température et des précipitations entre la période de référence 1961 à 1990 et le milieu du présent siècle simulés par le modèle MCCG2 du CCmaC. Autant sur les cartes pour la planète que sur celles du Canada, les valeurs indiquées sont les changements annuels moyens et les changements pour l'été et l'hiver.

Cette évolution possible du climat est basée sur les hypothèses d'une augmentation des émissions de GES, qui réchauffe le climat, et d'une augmentation des émissions d'aérosols sulfatés, qui le refroidit (attribuables dans les deux cas à l'activité humaine). Elle correspond au scénario intermédiaire parmi plusieurs perspectives possibles projetées dans le scénario IS92a, élaboré par le CCmaC de concert avec le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat.

Sources des données

Les sorties des modèles du CCmaC sont présentées sur une grille de 3,75 degrés de latitude et de longitude, une grandeur de maille qui correspond à une superficie d'environ 400 par 300 kilomètres au Canada. Les cartes du changement climatique à l'échelle planétaire constituent le contour des sorties du modèle MCCG1 du CCmaC d'Environnement Canada. Les simulations du climat utilisées pour réaliser les cartes nationales accompagnant le module ont aussi été réalisées par le CCmaC, mais avec le modèle couplé de climat du globe de deuxième génération MCCG2. Pour pouvoir utiliser la sortie des modèles du CCmaC dans des simulations de la réponse des forêts au changement climatique, les scientifiques du Service canadien des forêts de Ressources naturelles Canada ont rendu cette sortie du MCCG2 disponible sur une grille plus fine, en utilisant une technique évoluée d'interpolation basée sur une méthodologie en plusieurs étapes.

Mises en garde

Les cartes présentées dans ce module ne représentent donc qu'un des nombreux scénarios possibles du changement climatique futur. Elles constituent une prévision du climat, puisque les changements des GES et des aérosols considérés sont eux-mêmes des prévisions. En outre, bien que les MCG tentent de représenter les connaissances actuelles du système climatique, et que les modèles du CCmaC qui ont été utilisés pour réaliser ces cartes réussissent assez bien à rendre l'évolution du climat au cours du dernier siècle, tous les MCG demeurent des représentations simplifiées des processus et facteurs complexes qui régissent le climat de la Terre. Cependant, tous les résultats des scénarios doivent être acceptés avec prudence, tout particulièrement quand on les considère à des échelles locales plus petites. Les modèles des climats régionaux constituent une approche de réduction à une échelle plus locale des résultats à grande échelle fournis par les MCG. Le Canada et d'autres pays s'activent à développer ce genre de modèles.