La répartition des revenus qui excède la médiane nationale de 14 508 $ était la plus évidente à Vancouver, Calgary, Toronto, Ottawa-Hull, Montréal et Québec. Selon les données du Recensement de 1996, le nombre de femmes déclarant un revenu a augmenté régulièrement au fil des années. En 1995, les femmes constituaient près de la moitié du groupe des bénéficiaires d'un revenu, comparativement à 17% en 1990. Cependant, elles représentaient encore la majorité parmi les salariés qui exercent l'une des 25 professions les moins bien rémunérées. Les femmes ont accru leur pouvoir d'achat de 5% en moyenne entre 1980 et 1985, puis de 12% entre 1985 et 1990.
Cette carte montre le revenu médian des femmes pour la population féminine de 15 ans ou plus ayant déclaré un revenu en 1995 (à l'exclusion des pensionnaires d'un établissement institutionnel). Comme pour les autres cartes du revenu publiées dans l'Atlas, les données proviennent du Recensement de 1996. Les notes explicatives sont tirées principalement des ouvrages de Statistique Canada.
Les données consistent en des valeurs médianes du revenu individuel pour chacune des 288 divisions de recensement (DR). La valeur médiane est la valeur qui se trouve au centre d'un ensemble d'observations lorsque celles-ci sont rangées par ordre croissant. La valeur de l'observation du milieu est la médiane, et elle correspond au 50e percentile. La légende de la carte présente la médiane nationale comme une limite de classe; les valeurs de chaque DR se situent soit au-dessous, soit au-dessus de la médiane nationale. Les statistiques sur le revenu consistent souvent dans des moyennes; or, pour ces cartes on a utilisé des médianes, car elles rendent mieux compte, croit-on, de la répartition du revenu. Les moyennes sont souvent faussées par des valeurs extrêmes, alors que les médianes rendent mieux compte de la distribution des valeurs de chaque DR. Notons que les données sont représentées uniquement pour la région habitée dans chaque DR. Pour les termes et les définitions se rapportant au revenu, voir le Dictionnaire du recensement de 1996.
Les notes ci-dessous expliquent sommairement le profil géographique du revenu médian des femmes, ainsi que la répartition du revenu correspondante.
Selon le Dictionnnaire du recensement de 1996, les sources de revenu se définissent comme suit
Le tableau ci-dessous montre le rapport qui existe entre ces principales sources de revenu :
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Figure 1 : Composantes du revenu, 1995
La répartition du revenu décrite sur la carte reflète la dynamique socio-économique des régions urbaines et rurales de tout le Canada. Les particuliers et les familles qui vivent en région rurale ont généralement moins de revenus que ceux vivant en région urbaine. Dans l'ensemble, la répartition du revenu semble « plus équilibrée » dans les régions rurales que dans les centres urbains. De plus, on note des différences appréciables entre les régions urbaines au point de vue de la répartition du revenu; d'ailleurs, les régions urbaines les plus populeuses coïncident avec les 25 régions métropolitaines de recensement (RMR). Selon les chiffres de Statistique Canada pour 1996, près de 80% de la population totale est concentrée dans les RMR; or, celles-ci représentent globalement moins de 1% du territoire canadien, et c'est dans ces régions que l'on trouve les profils de la répartition du revenu les plus complexes. Pour mieux visualiser la répartition du revenu dans les régions urbaines, cliquez « gros plan » , puis sur le point de la carte qui vous intéresse. Pour obtenir les chiffres de population d'une division de recensement et d'autres statistiques sur le revenu pour cette division, cliquez tout d'abord sur le bouton « identifier » , puis sur un point de la carte.
Selon le Recensement de 1996, près de 21 millions de personnes ont déclaré un revenu pour 1995. Les données indiquent que le revenu total (toutes sources confondues) a diminué de 6% par rapport à 1990. Après correction pour l'inflation, le revenu total moyen des particuliers âgés de 15 ans ou plus s'établit à 25 196 dollars. Le revenu médian pour le Canada est de 18 891 dollars.
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Figure 2 : Revenu total moyen des personnes en dollars constants (1995), Canada, 1980, 1985, 1990 et 1995
Pour obtenir les statistiques économiques courantes publiées mensuellement par Industrie Canada, veuillez consulter :
Selon les données du recensement de 1996, le nombre de femmes déclarant un revenu a augmenté régulièrement au fil des années. En 1995, les femmes constituaient près de la moitié du groupe des bénéficiaires d'un revenu; elles formaient 22% - comparativement à 17% en 1990 - du groupe des salariés exerçant l'une des 25 professions les mieux rémunérées. Cependant, elles formaient encore la majorité parmi les salariés qui exercent l'une des 25 professions les moins bien rémunérées.
Si on compare les données du recensement de 1996 à celles des recensements de 1981, 1986 et 1991, on constate que les femmes ont accru leur pouvoir d'achat (par rapport à celui des hommes) de 5% en moyenne entre 1980 et 1985, puis de 12% entre 1985 et 1990. Tandis que les hommes ont vu leur revenu moyen diminuer de 7,6% entre 1980 et 1995, les femmes ont vu le leur augmenter de 15% durant la même période.
Cette carte présente la même répartition du revenu que celle décrite pour le revenu médian des particuliers, 1995. Notons que le mode de répartition du revenu est étroitement lié au type d'agglomération (urbaine ou rurale). Le revenu médian de la DR excède la médiane nationale (14 508 $) surtout dans les principaux centres urbains. On observe les revenus les plus élevés à Vancouver, Calgary, Toronto, Ottawa-Hull, Montréal et Québec. Les régions en périphérie des noyaux urbains affichent un revenu inférieur, ce qui démontre que l'activité économique y est déjà moins importante.
Le faible niveau de revenu observé dans les régions agricoles périphériques des provinces des Prairies, en particulier dans les collectivités éloignées du Nord de la Saskatchewan et du Manitoba, témoigne dans une large mesure du peu d'influence qu'exercent ces régions sur le plan économique. De même, si les provinces de l'Atlantique comptent proportionnellement plus de femmes à faible revenu, c'est en partie à cause du recul de l'industrie de la pêche.
Les femmes vivant dans des collectivités éloignées ou des collectivités rurales ne déclarent pas toutes un revenu modeste. Un certain nombre de divisions de recensement des régions rurales ou des régions du Nord présentent un revenu largement supérieur à la médiane nationale. Cela peut s'expliquer par le fait que des régions à faible population comptent une proportion relativement élevée d'emplois fortement rémunérés. Si les salaires sont élevés, c'est en partie à cause des suppléments de rémunération (indemnité de vie chère, prime d'éloignement, etc.) qui sont versés aux travailleurs pour les aider à supporter le coût de la vie plus élevé dans ces régions. La région de Fort Smith, dans les Territoires du Nord-Ouest, est un exemple probant : les deux tiers de sa population sont actifs, et la moitié de ces actifs sont des femmes. La région offre des débouchés professionnels dans le domaine du commerce, de la finance et de l'administration et le domaine du secteur public; ces emplois supposent généralement une rémunération relativement élevée. Des centres régionaux comme Prince George ou Thunder Bay offrent aux hommes et aux femmes un plus grand nombre de possibilités d'emploi, du fait qu'ils ont une activité économique plus diversifiée et qu'on y trouve un centre de services régionaux de premier plan.
La caractéristique la plus frappante des données sur le revenu des femmes est que, de façon générale, les valeurs du revenu médian sont beaucoup moins élevées que celles pour les hommes. Le revenu médian le plus élevé chez les femmes par division de recensement est bien au-dessous de la médiane nationale pour les hommes.
Pour interpréter cette carte correctement, consulter le texte de Notes sur les données et les cartes.