Les cartes illustrant les taux de croissance pour la période de 1986 à 1996 indiquent le nombre d'emplois créés par chaque ville selon sa taille, afin que des comparaisons interurbaines puissent être faites. Les villes qui offrent des avantages particuliers pour les activités de services se développeront avec les années. La différence entre les totaux sur l'emploi (valeur de 1996 - valeur de 1986) représente la croissance absolue, et la croissance absolue divisée par la valeur de 1986 donne le taux de croissance (croissance absolue / valeur de 1986). Presque toutes les villes, où l'emploi total dans les services a augmenté de plus de 40 durant la décennie, sont situées en Alberta, en Colombie-Britannique ou à moins de 200 kilomètres de Toronto ou de Montréal. Les résultats obtenus pour la Saskatchewan et le Manitoba sont très médiocres, tandis que ceux des provinces de l'Atlantique et d'autres régions de l'Ontario et du Québec sont mitigés : certains taux sont élevés, mais la plupart sont faibles.
Entre 1986 et 1996, le taux de croissance pour l'ensemble des services commerciaux (secteur privé) et publics a fluctué entre 125 % (Varennes, au Québec) et -9,1 % (Elliot Lake, en Ontario).
Sur la carte, les cercles représentent la population de 1996, tandis que les couleurs dans la légende indiquent un taux de croissance positif ou négatif. Les taux suggèrent qu'à l'exception de la Saskatchewan et du Manitoba, la croissance de l'emploi était généralisée. Les taux les plus élevés ont été enregistrés en Colombie-Britannique et en Alberta, ainsi qu'à Toronto, Ottawa et Montréal ou dans les villes périphériques. Bien entendu, ces endroits sont ceux où les revenus par habitant sont les plus élevés. Certaines villes des provinces de l'Atlantique se sont développées, mais moins que les villes ontariennes et québécoises.
Les taux de croissance étaient très faibles dans la plupart des villes et des régions rurales dans les environs de Montréal. Halifax et Moncton, au Nouveau-Brunswick, se distinguent des autres centres urbains des provinces de l'Atlantique. Montréal et Québec se démarquent des villes québécoises de moins grande envergure. En général, la croissance de l'emploi dans les services a été beaucoup plus lente dans les régions rurales. En Ontario, elle a été plus importante dans les régions rurales les plus proches de Toronto et ce, dans un rayon de 100 kilomètres ou plus de la métropole. La plupart des collectivités à proximité de Vancouver ou sur l'île même affichaient des taux de croissance semblables.
Pour interpréter cette carte correctement, consulter le texte de Notes sur les données et les cartes.