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Influence du marché des services : indice de centralité

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Résumé

Alors que la taille du marché détermine l'importance des activités de services dans une ville, il peut y avoir plus d'activités de services que ne le laisse prévoir la taille du marché. Ce surplus d'installations s'appelle la « centralité ». Un indice élevé de centralité signifie que la ville dessert une région étendue à l'extérieur de ses limites, en plus du marché urbain lui-même. Réciproquement, un manque d'installations de services indique que le rôle externe de la ville est assez limité ou, qui plus est, que la ville doit importer des biens et des services de centres à proximité. En général, les centres agricoles de l'Ouest canadien présentent les valeurs les plus élevées de centralité, alors qu'on trouve les valeurs les plus faibles dans les villes industrielles du centre du Canada (Ontario et Québec) ou dans des villes de secteur primaire isolées. La centralité suppose une zone desservie vaste et densément peuplée.


Tandis que la taille du marché détermine la quantité des activités de services dans une ville, des variations sont possibles, à la fois selon l'endroit et selon le type d'activité de service fourni. Il peut y avoir plus d'activités de services dans une ville que ne le laisse prévoir la taille du marché, et ce surplus d'installations s'appelle la « centralité ». Un indice élevé de centralité signifie que la ville dessert une vaste région au-delà de ses limites, en plus de son propre marché urbain. Réciproquement, un manque d'installations de services - et un indice de centralité négatif - indique que le rôle externe de la ville est assez limité et, dans certains cas, que la ville doit importer des biens et des services de centres à proximité. Dans cette carte, la taille du symbole est proportionnelle à la taille de la ville, alors que l'indice est représenté par une couleur.

Description géographique

La carte qui représente l'indice de centralité confirme les écarts entre les emplacements urbains et ruraux, ces derniers se classant généralement aux niveaux les plus faibles. Toutefois, on constate des exceptions dans des zones récréatives telles que Squamish-Whistler en Colombie-Britannique (centres de ski près de Vancouver), Muskoka en Ontario (région de villégiature au nord de Toronto) et les Laurentides au Québec (au nord de Montréal). Parmi les centres urbains, on trouve les indices de centralité les plus élevés dans les petits centres urbains qui desservent de vastes régions rurales dans les Prairies (par exemple, Grande Prairie [Alberta], Swift Current [Saskatchewan] et d'autres centres semblables). On obtient les valeurs les plus faibles pour les villes minières et les villes de secteur primaire isolées, telles que Kitimat (Colombie-Britannique) et Labrador City (Terre-Neuve-et-Labrador).

Les valeurs élevées de centralité que l'on constate dans la région des Prairies contrastent avec les valeurs plus faibles des centres industriels de l'Ontario et du Québec. D'autre part, un certain nombre de centres de distribution spécialisés entourent Toronto et Montréal. Dans l'Ouest canadien, presque toutes les villes fournissent des services aux secteurs commerciaux avoisinants. Dans la région de l'Atlantique, les grands centres affichent des valeurs élevées, alors que les petites villes spécialisées dans les secteurs minier ou forestier ont une faible centralité. Les écarts en matière de centralité sont très grands entre les régions rurales et les régions urbaines, tout comme ils le sont entre les banlieues de régions métropolitaines de recensement unifiées telles que Toronto et Montréal. Certaines banlieues sont spécialisées dans les services, tandis que les autres sont en grande partie résidentielles.

Pour interpréter cette carte correctement, consulter le texte de Notes sur les données et les cartes.