Les précipitations que nous recevons, que ce soit sous forme de pluie, de bruine, de grésil, de neige ou de grêle, varient selon la topographie du terrain où elles tombent. En effet, les chaînes de montagnes majeures, les vastes plaines, les larges lacs et les océans avoisinants ont une influence sur la quantité et le type de précipitations. La couverture des terres telle les forêts, les prairies et la toundra joue également un rôle important dans la quantité et la distribution des précipitations. Par exemple, la région la plus humide du Canada, soit la côte du Pacifique, reçoit la majorité de ses pluies et de sa neige durant l’hiver. Les fortes précipitations sont le résultat de la rencontre de vents chargés d’humidité et des chaînes de montagnes côtières de la Colombie-Britannique et des monts St. Elias au sud-ouest du Yukon.
Sur le flanc oriental de la chaîne côtière, l’intérieur de la Colombie-Britannique reçoit moins de précipitations que la côte. Plus à l’est, les Prairies qui se tiennent dans l’ombre de la région montagneuse de la Cordillère reçoivent encore moins de précipitations. La région ouest de la Cordillère agit comme barrière et empêche les vents de surface humides de l’océan Pacifique d’entrer vers l’intérieur, laissant ainsi toute l’humidité sur le flanc ouest de la Cordillère.
Les précipitations ne sont jamais abondantes dans le nord, ce qui fait de cette région la plus sèche du Canada. Ce phénomène est dû à la masse d’air arctique froid et sec située au-dessus de l’océan Arctique qui produit qu’une petite quantité de vapeur d’eau.
Dans la région sud de l’Ontario, du Québec et des provinces atlantiques, les précipitations sont régulières durant l’année. La principale source de ces précipitations est l’humidité de l’océan Atlantique et du golfe du Mexique.