Pour la majeure partie des terres continentales intérieures du Canada, les précipitations atteignent leur maximum annuel au cours des mois de l’été et celles-ci tombent sous forme de pluie. Le mois d’octobre marque la transition des journées essentiellement pluvieuses aux journées enneigées pour l’ensemble du nord du Canada. La carte montre les précipitations moyennes saisonnières pour les mois de janvier, avril, juillet et octobre.
Les précipitations qui tombent au mois de janvier sur l’ensemble du territoire canadien sont majoritairement sous forme de neige. Sur une bonne partie des terres intérieures et du nord, les quantités de précipitations sont normalement inférieures à 20 millimètres et, dans l’Extrême-Arctique, elles sont aussi peu que quelques millimètres (équivalent en eau de la neige). Les faibles précipitations sont dues, en partie, à la température de l’air froid, qui limite la capacité à générer de la vapeur d’eau et par le fait même, à produire des précipitations. La côte ouest reçoit de fortes précipitations sous forme de pluie dans les régions peu élevées et essentiellement sous forme de neige dans les régions situées en plus haute altitude. Pour les côtes de la Colombie-Britannique, il s’agit de la saison pluvieuse. Sur la côte est du Canada, où les masses d’air froid continentales rencontrent les masses d’air plus chaud provenant de l’Atlantique, la pluie et la neige se mélangent. La pluie domine alors les régions situées à proximité de l’Atlantique et les chutes de neige deviennent plus fréquentes vers le nord-ouest et au sud du Québec et du Labrador. La ceinture de neige localisée à l’est des lacs Supérieur et Huron est très visible, notamment aux alentours de la baie Georgienne.
Avril constitue un mois transitoire pour la majeure partie du sud du Canada; des chutes de neige sont toujours possibles, mais les averses de pluie commencent à dominer le régime des précipitations. Les quantités de précipitations tombées sur l’ensemble de l’intérieur-sud du Canada sont sensiblement supérieures à celles reçues en janvier, en raison du réchauffement de la température de l’air en réponse à l’augmentation de la puissance et de la durée de l’ensoleillement. Les quantités de pluie sur les côtes le long de la côte ouest de la Colombie-Britannique se situent toujours entre 200 et 300 millimètres, soient quelque peu inférieures aux valeurs de janvier. Dans un même ordre d’idées, les quantités de précipitations reçues sur les provinces de l’Atlantique sont inférieures à celles du mois de janvier, mais la distribution mensuelle des précipitations ne varie pas autant de façon annuelle que pour les Prairies ou la côte ouest. Dans les régions nordiques du Canada, l’hiver est encore très présent, avec des précipitations qui sont presque toutes sous forme de neige.
Pour la majeure partie des terres continentales intérieures du Canada, les précipitations atteignent leur maximum annuel au cours des mois de l’été et celles-ci tombent sous forme de pluie. Pour les Prairies, les précipitations mensuelles sont habituellement à leur maximum au cours des mois de juin ou juillet, mais pour les latitudes plus au nord ainsi que pour l’Ontario et le Québec, celles-ci ont plutôt lieu en août. La position la plus nordique de la trajectoire de tempête est indiquée au moyen d’une bande de précipitations plus importantes située au-dessus du nord des Prairies, de l’Ontario et du Québec. Des conditions plus sèches touchent le sud de cette trajectoire de tempête sur l’ensemble du sud des Prairies et de l’Ontario. L’Alberta méridionale et les vallées du sud de la Colombie-Britannique sont particulièrement sèches en raison des déficits hydriques qu’elles subissent. Les précipitations de convection qui ont lieu sous forme d’averses et d’orages violents sont très importantes au cours des mois estivaux pour l’ensemble du pays, contrairement aux pluies courantes associées aux systèmes dépressionnaires. Sur les côtes est et ouest, l’été constitue la période la plus sèche de l’année, notamment sur l’île de Vancouver et sur la « Sunshine Coast » au sud-ouest de la Colombie-Britannique. Dans l’archipel Arctique, les averses de pluie ont tendance à dominer, mais les chutes de neige sont encore importantes et celles-ci apparaissent à tout moment au cours de l’été.
Octobre marque la transition entre la pluie et les chutes de neige pour tout le Nord canadien. Les chutes de neige tombent également sur la majeure partie des terres intérieures du sud du Canada, mais elles sont relativement faibles et par conséquent, elles fondent normalement rapidement. Le mois d’octobre témoigne aussi de la transition à la saison des pluies sur la partie méridionale de la côte ouest de la Colombie-Britannique. Pour les îles de la Reine-Charlotte et Prince-Rupert, la saison des pluies a déjà débuté, et pour certains endroits, les précipitations peuvent atteindre jusqu’à 400 millimètres. La zone au sud des Prairies est assez sèche, en raison des précipitations de convection qui ont diminué et de la trajectoire de tempête qui demeure généralement plus au nord. Seules les îles de l’Arctique sont plus sèches que le sud des Prairies à ce moment-ci de l’année. Sur la côte est, avec le début de la saison des tempêtes hivernales, les précipitations tendent à augmenter par rapport aux accumulations minimales de l’été.
Les normales de précipitations pour la période de 1971 à 2000 ont été calculées par Environnement Canada de façon conforme à la méthodologie employée par l’Organisation météorologique mondiale. La normale est une simple moyenne arithmétique des précipitations mensuelles ou annuelles pour la période indiquée. Ces modèles spatiaux ont été élaborés au moyen des algorithmes de splines de lissage « plaque mince » du progiciel ANUSPLIN, qui est en fait une approche mathématique très élaborée qui permet de produire des cartes climatiques à différentes échelles spatiales et temporelles. Le Service canadien des forêts a collaboré avec plusieurs membres du Service météorologique du Canada d’Environnement Canada, de l’Australian National University (le créateur d’ANUSPLIN) et d’autres personnes pour élaborer divers modèles climatiques couvrant le Canada et l’Amérique du Nord.