Cette carte présente la moyenne maximale d'épaisseur de neige en centimètres calculée pour 18 hivers (1979 à 1997). Dans le Canada méridional ceci se produit normalement en janvier ou février, tandis que l’accumulation maximale apparaît beaucoup plus tard dans les régions montagneuses et dans l’Arctique. Les principales caractéristiques de la carte sont l'importance de l’accumulation maximale de neige enregistrée dans la Cordillère occidentale, où les épaisseurs de neige peuvent excéder plusieurs mètres, et un second maximum pour le Québec et le Labrador. Ces maxima sont reliés à la proximité de l’océan, qui fournit un apport en humidité et engendre des tempêtes d’hiver, ainsi qu’à l’effet orographique que créent les montagnes comme c'est le cas dans l’Ouest canadien. Les deux maxima sont liés à une bande d’accumulation de neige élevée qui suit la zone de la forêt boréale; ceci représente la trajectoire généralement empruntée par les tempêtes d’hiver. Au nord de cette zone se trouve la couche neigeuse relativement peu profonde de l’Arctique (de faibles précipitations de neige avec une forte compaction par le vent). Au sud, l’épaisseur de neige est restreinte par la saison d’accumulation de neige qui est plus courte et par la sublimation de la neige qui est importante dans les Prairies.
Cette carte a été créée à partir des analyses journalières d’épaisseur de neige effectuées à l'aide d'une matrice par Brown et al. (2003) et ce, pour 18 années consécutives (1979 à 1997). L’analyse a combiné toutes les observations d’épaisseur de neige recueillies en surface disponibles avec celles estimées à l’aide d’un modèle physique simplifié d’accumulation annuelle de neige pour les régions où les données étaient peu abondantes (montagnes et hautes latitudes). Cette base de données est considérée comme étant l’une des meilleures représentations disponibles de la couverture neigeuse des latitudes moyennes de l’Amérique du Nord. Toutefois, la qualité de la base de données est moins certaine pour les régions montagneuses et celles en hautes latitudes, où les observations d’épaisseur de neige sont peu nombreuses.
La carte a été générée en calculant les épaisseurs de neige annuelles maximales à chaque point sur une grille de 0,25 degré de latitude-longitude et ce, au cours de 18 saisons hivernales (saison de 1979 à la saison de 1996). La moyenne maximale d'épaisseur de neige a ainsi été calculée et les résultats ont été ajustés à l’aide d’une matrice de 3 degrés sur 3 degrés afin d’afficher les courbes de niveau. La résolution de la grille était insuffisante pour résoudre le problème qu’imposait la topographie trop détaillée de certaines régions telle l’île de Vancouver. Dans cette région, les courbes de niveau ont été générées manuellement en tenant compte des observations recueillies en surface disponibles, des observations satellitaires de la limite des neiges et de la topographie locale. Une vérification manuelle des courbes de niveau a également été exécutée pour l’archipel de l’Arctique canadien afin de corriger les écarts reliés à l’incapacité de la base de données à inclure les petites masses terrestres.