L'accroissement de la population et de l'urbanisation et le développement du réseau routier ont supplanté de grandes parties du sol forestier et créent de fortes pressions sur les forêts restantes (ou régions boisées). Trois principales régions canadiennes ont été fortement affectées par ces facteurs soit le corridor Québec-Windsor, les Prairies et le sud-ouest de la Colombie-Britannique.
La majeure partie de la population canadienne occupe la partie la plus méridionale du Canada. L'Annuaire du Canada 1999 de Statistique Canada nous apprend que 60 % de la population canadienne est concentrée sur une étroite bande de terre qui se situe entre Windsor (Ontario) et la ville de Québec (Québec) couvrant 2,2 % du territoire.
Autrefois généreusement boisée, cette bande de terre contenait une grande variété d'arbres et de plantes. Aujourd'hui, un très fort pourcentage des espèces en péril au Canada s'y trouve. En effet, la plus grande partie de l'unique forêt carolinienne d'arbres à feuilles larges a été abattue et remplacée par des terres agricoles, des autoroutes et des villes. Dans certains secteurs de l'extrême Sud-Ouest de l'Ontario, la forêt occupe aujourd'hui moins de 3 % du territoire. Ces parcelles de forêt subissent des pressions de plus en plus fortes à mesure que la population de cette région croît.
De plus, le développement urbain intensif entraîne une dégradation importante de l'environnement. Le déplacement des populations vers les banlieues et la zone périurbaine a créé une dépendance de plus en plus grande à l'égard de l'usage d'une automobile. Par conséquent, un réseau routier de plus en plus dense fragmente le paysage afin de relier toutes les villes et les villages.
Située au centre du pays, la région des Prairies est l'une des régions canadiennes la plus profondément modifiée par l'activité humaine. La densité de population n'est pas aussi élevée que celle que l'on retrouve dans le corridor Québec-Windsor, mais l'activité agricole intensive que l'on y pratique a remplacé la végétation existante. Cette transformation a fait augmenter la perte de matière organique et d'éléments nutritifs du sol.
Finalement, la troisième région la plus touchée par la présence humaine est le sud-ouest de la Colombie-Britannique. En effet, les trois-quarts de la population de cette province, soit environ 2,5 millions de personnes, vivent dans cette région. La plupart sont concentrés dans le bassin du détroit de Georgia, qui renferme les grands centres urbains. La population croît extrêmement vite depuis quelques décennies, principalement à cause de l'immigration.