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Catastrophes naturelles


Location of natural hazards in Canada

Il est difficile de songer à un risque naturel qui ne s’est jamais produit au Canada : séismes, inondations et glissements de terrain, nous les avons tous vus. Un risque naturel est un processus ou un phénomène de nature potentiellement destructrice qui a lieu ou qui pourrait avoir lieu. Un risque naturel, tel que l’aléa sismique sur l’île de Vancouver, existe même lorsqu’aucun tremblement de terre n’a réellement lieu. Lorsqu’un séisme se produit, on le qualifie alors d’événement.


L’échelle de l’événement est importante. Une petite coulée de boue descendant la rive d’un cours d’eau n’est pas considérée comme un risque naturel. Le côté de la pente qui glisse vers le cours d’eau est un risque naturel. Les risques naturels peuvent être d’ordre météorologique (par exemple, les ouragans, les inondations, les avalanches, les tempêtes de verglas et les incendies de forêt) ou le résultat du comportement dynamique de la Terre (par exemple, les séismes, les tsunamis, les éruptions volcaniques, les glissements de terrain et les orages magnétiques).

La vitesse à laquelle se produit l’événement est un autre élément à considérer soigneusement. Certains risques naturels prennent plus de temps à se développer (par exemple, les périodes de sécheresse et de fonte du pergélisol), tandis que d’autres frappent rapidement (par exemple, les séismes, les glissements de terrain, les éruptions volcaniques, certaines inondations et tempêtes de neige).

La localisation, l’étendue (la taille en termes de superficie), l’ampleur (l’intensité ou la magnitude) et l’occurrence (la probabilité) sont les facteurs qui décrivent un risque naturel.

À quel moment est-ce qu’un risque naturel devient une catastrophe naturelle?

Les risques naturels deviennent des catastrophes naturelles lorsqu’il y a des blessés et lorsque les édifices, les voies de transport, les réseaux électriques et les systèmes de communications sont détruits, et que la communauté ne peut faire face à la situation. Lors d’un scénario catastrophique, un risque peut en solliciter un autre; par exemple, en détruisant la végétation présente sur les flancs de montagnes, les incendies de forêt rendent la terre plus vulnérable à l’érosion, ce qui peut entraîner des glissements de terrain. Les ouragans peuvent mener à une inondation. Cette multiplication d’événements, ou cette série de retentissements, complique davantage l’intervention d’urgence requise.

Est-ce que les Canadiens devraient être préoccupés par les risques naturels?

Oui! Les risques naturels toucheront directement ou indirectement la plupart des gens au moins une fois dans leur vie. Le Canada est vulnérable aux catastrophes qui sont similaires, en matière d’échelle, à celles qui ont eu lieu ailleurs dans le monde, telles que le séisme et le tsunami survenus en 2004 en Indonésie. Les séismes des îles de la Reine-Charlotte; les tornades qui ont frappé Edmonton, en Alberta et sur Barrie, en Ontario; les glissements de terrain catastrophiques qui ont dévasté Frank, en Alberta et Saint-Jean-Vianney, au Québec; l’importante inondation qui s’est manifestée au Manitoba; et les tempêtes de verglas désastreuses survenues dans l’est de l’Ontario et le sud du Québec sont tous des événements catastrophiques qui ont contribué à sensibiliser les Canadiens vis-à-vis les dommages possibles auxquels ils peuvent faire face à la suite du passage d’un désastre naturel. Bien que ces événements soient catastrophiques, les effets cumulatifs des désastres mineurs mais fréquents, tels que l’inondation d’un cours d’eau, causent parfois plus de dommages et ont un impact plus important sur la population qu’une catastrophe importante.

Est-ce que les dommages résultant des risques naturels peuvent être réduits?

Absolument! Il est rare que l’on soit capable d’arrêter complétement les risques naturels, mais l’élaboration de codes de construction robustes, la construction d’une nouvelle infrastructure physique telle qu’un barrage de retenue des débris et des murs de soutènement dans les zones vulnérables aux glissements de terrain, l’aménagement consciencieux du territoire et toutes les mesures qui favoriseront la résistance des individus et des collectivités sont tous des exemples de mesures d’atténuation qui contribueront à réduire la sévérité des dommages éprouvés. Toutefois, la première étape à l’atténuation des impacts consiste à éduquer les gens. En apprenant à mieux connaître les risques naturels, vous serez mieux préparés à toute éventualité.

Que puis-je faire?

Vous devez dresser un plan d’urgence, et ce, avant qu’un désastre naturel se produise, afin que vous et chaque membre de votre famille sachiez quoi faire en cas de catastrophe. Ce plan consiste, entre autres, à préparer une trousse d’urgence qui fournira l’essentiel en matière de nourriture, d’eau, d’hygiène et d’abri de manière à ce que votre famille et vos animaux de compagnie puissent survivre au moins 72 heures. Le site Web « préparez-vous.ca » contient de l’information ainsi qu’une démarche à suivre détaillée qui vous permettront d’être les plus prêts possible à faire face à toute urgence, dont les désastres causés par les risques naturels.