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Les aires protégées

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Résumé

Les aires protégées sont composées de terres, de plans d’eau douce et de zones marines et sont établies par la loi pour protéger des exemples représentatifs des écosystèmes du Canada. Elles sont créées et administrées par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux. Un nombre croissant mais encore faible d’aires protégées est aussi administré par les communautés et les gouvernements autochtones. Certaines aires protégées sont gérées conjointement par plusieurs niveaux de gouvernement. Bien que cette carte présente les aires protégées publiques et autochtones, un nombre croissant de terres privées sont protégées par des organisations non gouvernementales, telles que Conservation de la nature Canada. Les aires protégées par les gouvernements fédéral, provinciaux, territoriaux et autochtones sont regroupées séparément sur cette carte afin d’illustrer leur distribution à travers le Canada en 2007. Cette carte ne montre que les 1385 aires protégées de 10 kilomètres carrés et plus.


Aires protégées par le gouvernement fédéral

Le gouvernement fédéral gère environ 50 pourcent des terres couvrant l’ensemble des aires protégées du Canada. Plusieurs lois ont été promulguées au fil des ans pour protéger les terres et les océans du Canada. La Loi fédérale prévoyant la création d’une commission de la conservation des ressources naturelles a été adoptée en 1909 et créait une commission qui a jeté les bases pour d’importantes lois sur les aires protégées, y compris la Loi sur les parcs nationaux, la Loi sur les Territoires du Nord Ouest et la Loi sur la Convention concernant les oiseaux migrateurs (1917). En 1919, les premiers refuges d’oiseaux migrateurs ont été créés à Percé, à l’île Bonaventure et aux Rochers aux Oiseaux, dans le golfe du Saint Laurent.

L’Administration du rétablissement agricole des Prairies a été créée par une loi du Parlement en 1935 en réponse à la sécheresse généralisée, à l’abandon des fermes et à la dégradation des terres dans les années 1930. Le Programme de pâturages communautaires était un moyen de résoudre la crise. Plus de 30 pâturages communautaires ont été créés entre 1938 et 1940. D’autres ont été établis par la suite et ils sont encore administrés pour assurer l’utilisation durable des ressources naturelles.

En 1947, le Service fédéral de la faune, nouvellement créé, était responsable de 67 refuges d’oiseaux migrateurs. Les refuges d’oiseaux migrateurs protègent les espèces migratrices, tandis que les réserves nationales de la faune protègent l’habitat, un terme utilisé pour décrire l’environnement nécessaire au cycle de vie des espèces végétales et animales.

La Politique nationale de la faune et son programme d’application ont été créés en 1966 pour aider à protéger l’habitat des oiseaux migrateurs. La Loi sur les espèces sauvages au Canada de 1973 a donné au Service canadien de la faune l’autorité pour acheter des terres et en faire des réserves nationales de faune, au lieu de les louer. La protection de l’habitat a évolué et couvre maintenant d’autres paysages que les zones humides, et d’autres espèces que les populations de sauvagine. La Loi sur les espèces sauvages au Canada a été modifiée en 1994 afin de permettre la création d’aires marines protégées. Aujourd’hui, le Service canadien de la faune, qui relève d’Environnement Canada, gère 92 refuges d’oiseaux migrateurs couvrant 110 000 kilomètres carrés et 51 réserves nationales de faune couvrant 5 290 kilomètres carrés.

Le Parc national du Canada Banff, établi sous le nom de Parc national Rocky Mountain en 1885, a été le premier parc national au Canada et l’un des premiers au monde. La Division des parcs du Dominion (maintenant Parcs Canada), créée en 1911, fut le premier organisme au monde chargé de la gestion des parcs nationaux. Au fil des ans, le Parlement a continué d’ajouter des parcs au réseau. Plus de 20 parcs nationaux ont été créés depuis 1970. Dans la première version de la Loi sur les parcs nationaux, adoptée en 1930, figuraient les mots « Les parcs sont créés à l’intention du peuple canadien pour son agrément et l’enrichissement de ses connaissances… ils doivent être entretenus et utilisés conformément à la présente loi et aux règlements et être laissés intacts pour les générations futures. ».

Les aires marines protégées sont gérées par le gouvernement fédéral et certaines provinces. Depuis 1997, la Loi sur les océans donne à Pêches et Océans Canada le pouvoir d’établir des aires marines protégées afin de protéger et de conserver les habitats importants du poisson et des mammifères marins, les espèces marines en voie de disparition, les zones aux caractéristiques uniques et les zones de grande biodiversité ou productivité biologique. Environnement Canada établit des aires de faune marine, des refuges d’oiseaux migrateurs et des réserves nationales de faune pour protéger et conserver les habitats d’une grande variété d’espèces sauvages, notamment les oiseaux migrateurs et les espèces en voie de disparition. Parcs Canada administre les aires marines nationales de conservation et un certain nombre de parcs nationaux avec des composantes marines, y compris le parc marin national du Canada Fathom Five sur la baie Georgienne, le parc national du Canada Quttinirpaaq dans l’Arctique et la réserve de parc national du Canada Pacific Rim sur la côte Ouest. Ces aires marines nationales de conservation protègent des exemples représentatifs du patrimoine naturel et culturel du Canada et offrent au public des possibilités d’éducation et d’agrément.

La Stratégie fédérale sur les aires marines protégées fournit un cadre visant à mettre en place un réseau d’aires marines protégées dans un climat de collaboration et de transparence. Pêches et Océans Canada, Parcs Canada et Environnement Canada coopèrent, en vertu du Plan d’action du Canada pour les océans, avec les gouvernements provinciaux, territoriaux et autochtones pour définir et gérer de nouvelles aires marines protégées. L’objectif est d’établir une méthode systématique pour planifier et créer des aires marines protégées, renforcer la collaboration pour la gestion et la surveillance des aires marines protégées, accroître la sensibilisation et la participation des Canadiens au réseau des aires marines protégées, et arrimer le réseau canadien des aires marines protégées aux réseaux continentaux et mondiaux.

Aires protégées gérées par les provinces et les territoires

Les provinces et les territoires ont aussi des stratégies pour les aires de conservation et ils créent des aires protégées. Les provinces ont créé et gèrent beaucoup plus d’aires protégées que le gouvernement fédéral. Environ 90 pourcent des aires protégées sur cette carte sont de compétence provinciale ou territoriale. Toutefois, elles couvrent environ la moitié de la superficie totale, car les aires protégées en vertu des lois provinciales et territoriales ont tendance à être plus petites que les aires fédérales. Leur niveau de protection varie, tout comme les aires protégées par les lois fédérales. Les parcs provinciaux sont mis en place pour l’agrément de la population et pour promouvoir la découverte, tout en respectant les zones sensibles et en réduisant au minimum les impacts environnementaux. D’autres aires sont protégées par les provinces, telles que les réserves écologiques et les aires de nature sauvage, principalement pour en préserver les caractéristiques naturelles et la faune, et elles ne sont pas accessibles au public.

Aires protégées gérées par les Autochtones

Deux aires protégées de plus de 10 kilomètres carrés ont été créées dans les Territoires du Nord–Ouest dans le cadre des revendications territoriales des Autochtones et elles sont administrées directement par les Autochtones. Les peuples autochtones ont participé à la mise en place de plus du quart de toutes les terres couvertes par les aires protégées qui sont administrées par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux. Cette participation a principalement eu lieu dans les trois territoires du Nord, dans le cadre des revendications territoriales et d’autres accords de coopération.

Aires protégées à gestion conjointe

Certaines aires protégées sont gérées par plusieurs niveaux de gouvernement. Le plus grand d’entre eux est le refuge faunique Thelon. Il est administré par les gouvernements du Nunavut et des Territoires du Nord–Ouest, des organisations autochtones et Affaires indiennes et du Nord Canada. Le parc marin du Saguenay–Saint Laurent est géré par Parcs Canada et Parcs Québec. Il protège l’environnement marin et informe le public sur le plus grand estuaire au monde.

Organisations et désignations internationales de conservation

Il est intéressant de noter que certaines des aires protégées sur la carte font partie d’un réseau international d’initiatives de conservation, dont les Sites de patrimoine mondial de l’UNESCO, les zones humides d’importance internationale (les sites Ramsar) et les réserves de la biosphère. Il convient également de noter que, grâce à la Convention sur la diversité biologique des Nations Unies, la communauté mondiale a élaboré le Programme de travail sur les aires protégées, une stratégie internationale exhaustive qui vise les aires protégées avec l’objectif global de compléter les réseaux des aires terrestres protégées d’ici 2010 et les réseaux des aires marines protégées d’ici 2012.

Des organisations comme l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) contribuent au développement des sciences de la conservation, gèrent des projets sur le terrain dans le monde entier, et rassemblent des intervenants de différents domaines et des organisations en vue d’élaborer et d’appliquer des politiques, des lois et des pratiques exemplaires. D’autres organisations non-gouvernementales internationales, comme Conservation de la nature Canada, le Fonds mondial pour la nature et Canards illimités, sont actives au Canada. Elles œuvrent à la conservation des espèces en péril et protègent les habitats menacés. En partenariat avec les citoyens et les gouvernements, elles contribuent à préserver les habitats importants et à promouvoir l’utilisation durable des ressources. (Pour de plus amples informations au sujet de ces organisations, voir la page des Références et liens)

Sources des données et méthodologie

Les données sur les aires protégées proviennent du Conseil canadien des aires écologiques (CCAE) et de ses membres, qui représentent toutes les provinces, tous les territoires et le gouvernement fédéral du Canada. Le CCAE est un organisme sans but lucratif fondé en 1982, dont l’objectif est de faciliter et de permettre la création d’un réseau représentatif d’aires protégées. Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada a compilé les données spatiales et les données d’attributs pour les aires protégées de plus de 1 000 hectares, et a fourni les données à l’Atlas du Canada. L’Atlas du Canada a intégré et généralisé les données sur les aires protégées pour les échelles nationales de 1/1 000 000 et moins. L’ensemble de données sur les aires protégées est disponible sous forme de cadre national au 1/1 000 000 dans GéoGratis.