L'irrigation permet d'approvisionner les cultures en eau au-delà de ce qui est possible avec les précipitations locales. L'irrigation est essentielle à l'agriculture dans certaines régions du Canada, comme les Prairies et l'intérieur de la Colombie-Britannique. La quantité d'eau à prélever pour assurer l'irrigation varie annuellement. Elle dépend des précipitations hivernales, de la météo et de l'humidité du sol pendant la saison de croissance. Les conséquences de l'irrigation pour l'environnement peuvent être positives ou négatives.
Les régions arides de l'intérieur de la Colombie-Britannique et du sud des Prairies subissent de lourds déficits en eau à un moment donné pendant la plupart des étés et sont plus sujettes à des sécheresses prolongées. C'est là (plus particulièrement à l'extrémité sud de l'Alberta) que l'on trouve la majeure partie du million d'hectares de terres agricoles irriguées au Canada. La carte illustre clairement cette répartition. Les données proviennent du Recensement de l'agriculture de 1996.
La figure 1 montre que 60% de la superficie totale irriguée au Canada se trouve en Alberta. Les pourcentages relativement élevés au Québec et en Ontario sont attribuables à l'irrigation de certaines terres destinées à des cultures de grande valeur (par exemple, fruits et légumes).
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Figure 1 : Répartition des terres irriguées au Canada vers la fin des années 90
L'irrigation permet souvent une activité agricole dans des régions où il serait normalement impossible de faire pousser des cultures. Elle comporte entre autres les avantages suivants :
Le débit prévu de pointe d'un système d'irrigation varie selon le climat, les cultures à arroser et l'état du sol. La quantité d'eau qui doit être prélevée à des fins d'irrigation varie d'une année à l'autre et est surtout fonction de deux facteurs :
Dans des régions telles que le sud-ouest de la Saskatchewan, c'est le ruissellement printanier qui détermine la quantité d'eau dont on disposera pour l'irrigation pendant l'été suivant. La température, la quantité et le moment des précipitations, les vents et l'évaporation sont tous des facteurs qui contribuent à déterminer si l'on aura besoin de sources d'eau d'appoint pour assurer la croissance optimale des cultures.
C'est souvent la province qui octroie les permis d'utilisation d'eau pour les gros projets d'irrigation réalisés sur son territoire; elle peut ainsi réglementer les prélèvements globaux faits à partir d'une source donnée d'eau et limiter le risque de conflits entre les utilisateurs. Le permis prescrit le volume maximal d'eau qui peut être prélevé pendant une année donnée. La quantité autorisée est souvent de beaucoup supérieure aux prélèvements effectués au cours d'une année moyenne.
Pour accroître les superficies irriguées, il faut tenir compte des caractéristiques du sol et miser sur un approvisionnement sûr en eau de qualité convenable. Avant d'approuver les plans d'irrigation, certaines provinces exigent des producteurs pratiquant l'irrigation qu'ils mènent une étude sur la compatibilité de l'eau du sol.
Afin de restreindre la concurrence avec les autres utilisateurs d'eau, les irrigants, le secteur privé, les gouvernements et les chercheurs ont collaboré pour améliorer l'efficacité avec laquelle l'eau d'irrigation est emmagasinée, transportée et appliquée dans les champs. Par exemple :
L'irrigation peut avoir des effets positifs autant que des effets négatifs sur l'environnement. Effets positifs potentiels sur l'environnement :
Effets négatifs potentiels sur l'environnement :