Géologie et Géosciences

Image d'un rocher

La géologie est l’étude de la croûte terrestre, de sa structure ainsi que de la composition chimique et des propriétés physiques de ses composantes. Les géologues décryptent la formation des roches dans la croûte et analysent les forces qui soulèvent et sculptent les montagnes, façonnent les bassins, causent les failles, les volcans et les tremblements de terre. La géologie s’intéresse également aux processus d’érosion et de sédimentation. Elle reconstitue également l’histoire physique de la Terre.

Liste de sujets :

Roches

Provinces géologiques

Une province géologique est une grande région qui possède ses propres caractéristiques, différentes de celles des régions adjacentes. On entend par bouclier une grande étendue constituée de roches très anciennes, nivelées par l'érosion. Une plate-forme est une partie du continent recouverte par une couche de roche plate ou légèrement inclinée. La partie recouverte est composée de roches très anciennes, consolidées lors de déformations antérieures au dépôt de la couche de roche supérieure. Cette dernière est habituellement constituée de roche sédimentaire. Les orogènes sont les parties du continent dont l'écorce terrestre a subi des mouvements pour ainsi créer les chaînes de montagnes. Enfin, les plateaux continentaux (ou plates-formes continentales) sont le prolongement du continent sous l'océan, caractérisés par une pente très douce et s'étendant à des profondeurs généralement inférieures à 200 mètres, suivie d'une pente abrupte jusqu'au plancher océanique. Voir plus de détails sur le site GéoGratis.

Provinces géologiques

Âge des roches

L'échelle de temps géologique divise les 4,6 milliards d'années de l'histoire de la Terre en une hiérarchie de périodes temporelles. Chaque couche de roche correspond à une période de temps précise de l'histoire de l'évolution terrestre. L'ère précambrienne commence avec la formation de la Terre; elle est suivie des ères paléozoïque, mésozoïque et cénozoïque. Chacune de ces ères est divisée en périodes, celles-ci sont divisées en époques et ces dernières en âges. Afin de déterminer ces divisions chronologiques, on a recours aux études paléontologiques et aux méthodes de datation isotopique. Voir plus de détails sur le site GéoGratis.

Âge des roches

Base nationale des données géochronologiques

Cette compilation est composée d'information géochronologique pour le Canada auxquel le public a accès, provenant de références bibliographiques incluant des publications et rapports du gouvernement fédéral, des gouvernements provinciaux et territoriaux, de thèses universitaires, livres et journaux scientifiques.

Catégories lithologiques principales

Les roches se divisent en trois catégories principales selon leur mode de formation : on distingue ainsi les processus ignés, sédimentaires et métamorphiques. Les roches sont dissemblables par la texture, la composition minérale et chimique et les caractéristiques de leur litage, suivant qu'elles ont été formées par tel ou tel de ces processus. Les roches éruptives, que l’on appelle aussi roches magmatiques ou ignées, sont formées de matière provenant des profondeurs de la Terre. On divise les roches éruptives en deux catégories, soit les roches intrusives ou plutoniques, et les roches volcaniques. Les roches sédimentaires résultent de la consolidation de sédiments meubles accumulés en couches. Les roches métamorphiques résultent de la transformation, plus ou moins grande, d’une roche éruptive ou sédimentaire, sous l’action de facteurs physiques, comme la température et la pression, ou de facteurs chimiques, comme l’apport de minéraux différents. Voir plus de détails sur le site GéoGratis.

Catégories lithologiques principales

Distribution des kimberlites (1997)

Les kimberlites sont des formations rocheuses renfermant des diamants. Les diamants sont formés à une profondeur supérieure à 150 kilomètres sous la surface de la terre. Ils sont par la suite entraînés à la surface terrestre par une forte activité volcanique. Le mélange ainsi formé de magma, de roches transportées et de diamants forme des pipes nommées kimberlites en surface. Voir plus de détails sur le site GéoGratis.

Distribution des kimberlites (1997)

Géologie

La 4e édition de l'Atlas national du Canada (1974) contient une carte géologique montrant l’âge et la lithologie accompagnée d’une carte supplémentaire à une échelle de 1/50 500 000 montrant les provinces géologiques. Voir plus de détails sur le site GéoGratis.

Géologie

Matériaux superficiels et glaciation

Matériaux superficiels

La plupart des matériaux non consolidés recouvrant la masse continentale canadienne sont d'origine glaciaire; ils ont été déposés pendant la dernière glaciation, lorsque les glaciers ont emporté ou enfoui des dépôts antérieurs. Certains sédiments ont été emportés par des glaciers et déposés à quelque distance sans avoir été triés. D'autres sédiments ont été emportés et remaniés par des eaux de fonte glaciaire ou transportés et déposés par l'action fluviatile ou éolienne. Certains sédiments sont d'origine organique ou volcanique. Les sédiments sont classifiés selon leur mode de transport et de dépôt. Voir plus de détails sur le site GéoGratis.

Matériaux superficiels

Recul des glaciers

La 4e édition de l'Atlas national du Canada (1974) contient une carte montrant les étapes successives du recul du dernier inlandsis en Amérique du Nord et plus particulièrement la manière dont ce recul s’est effectué sur la partie continentale du Canada. Cette carte indique des positions théoriques de la périphérie glaciaire, une date approximative (en années avant le présent), la couverture glaciaire actuelle et les étendues non recouvertes par la glace pendant la dernière glaciation. Voir plus de détails sur le site GéoGratis.

Recul des glaciers

Rebondissement post-glaciaire

La 4e édition de l'Atlas national du Canada (1974) contient un jeu de deux cartes sur le relèvement post-glaciaire. L’une montre la limite marine maximale post-glaciaire et l’autre l’altitude la plus élevée du relèvement post-glaciaire ; toutes deux en pieds au-dessus du niveau actuel de la mer. Les deux cartes montrent les glaciers existants et sont accompagnées d’un texte détaillé fournissant de l’information de référence sur la limite marine post-glaciaire, le relèvement post-glaciaire et la production de ces deux cartes. Voir plus de détails sur le site GéoGratis.

Rebondissement post-glaciaire

Les terres

Régions physiographiques

Les paysages canadiens sont très variés. Ils comprennent plusieurs régions distinctes dont chacune présente ses propres caractéristiques topographiques et géologiques. La géographie physique du Canada se divise en deux vastes secteurs : le Bouclier et les régions en bordure du Bouclier. Le Bouclier est constitué d'un noyau d'anciennes roches cristallines datant du Précambrien. Le secteur constituant les régions en bordure du Bouclier est formé de roches plus récentes qui se répartissent sous la forme de deux anneaux. L'anneau intérieur comprend une succession de basses-terres, de plaines et de plateaux, recouverts de roches sédimentaires. L'anneau extérieur est formé de régions discontinues de montagnes et de plateaux dont les roches sont plus récentes et déformées. Chacune de ces régions comprend plusieurs subdivisions qui se distinguent par leur topographie et leur géologie. Cette carte montre la localisation de ces différentes régions que l’on nomme régions physiographiques. Voir plus de détails sur le site GéoGratis.

Régions physiographiques

Pergélisol

Il y a formation de pergélisol lorsque le sol reste à une température égale ou inférieure à 0°C pendant une période minimale de 2 ans. Le pergélisol est présent non seulement en haute latitude, mais également à haute altitude. Dans le pergélisol, la quasi-totalité de l'humidité dans le sol est présente sous forme de glace souterraine, qui apparaît sous des formes diverses. La quantité de glace dans le sol est très variable. Le pergélisol et la glace souterraine ont profondément influé sur le développement économique du Nord, agissant ainsi sur les industries énergétique et minière de même que sur la construction d'agglomérations des peuplements modernes et d'éléments d'infrastructure tels que routes, chemins de fer, terrains d'aviation et services d'utilité publique. Voir plus de détails sur le site GéoGratis.

Pergélisol

Catastrophes naturelles

Principaux tremblements de terre et aléas sismiques

Un tremblement de terre consiste en une rapide secousse de l’écorce terrestre qui résulte d’une soudaine libération d’énergie dans la Terre. En général, ce phénomène est attribuable à des déplacements en marge des plaques tectoniques qui constituent l’écorce terrestre. À tous les ans, plus de 3500 tremblements de terre sont enregistrés au Canada ou près du pays, dont 50 perceptibles. Plus de la moitié des séismes au Canada surviennent le long de la côte Ouest. Le Sud-Est du pays et l’Arctique canadien connaissent aussi une activité sismique dispersée. L’importance d’un tremblement de terre est mesurée sur une échelle de magnitude et son intensité, sur l’échelle de Mercalli modifiée. Cette carte montre les principaux tremblements de terre enregistrés au Canada à 2006. Voir plus de détails sur le site GéoGratis.

Principaux tremblements de terre et aléas sismiques

Principaux volcans

Tout le long de la Cordillère de la Colombie-Britannique et du Yukon, un grand nombre de volcans restent actifs du point de vue de la géologie. Des séismes récurrents sous nos pieds et de gigantesques et majestueuses montagnes nous rappellent que cette région du Canada est géologiquement active. La possibilité d’une éruption, et même d’une grosse éruption explosive, ne peut être écartée. La carte montre les principaux volcans et les zones où il y a eu d’importantes accumulations de cendres volcaniques. Voir plus de détails sur le site GéoGratis.

Principaux volcans

Météo spatiale - Zones d’activité géomagnétique

Le champ géomagnétique subit l’influence de l’environnement électromagnétique du système solaire. Les perturbations du milieu interplanétaire modifient les conditions de l’environnement électromagnétique naturel de notre planète, affectant ainsi le fonctionnement normal de l’infrastructure spatiale et des technologies au sol, par exemple les réseaux de distribution d’électricité et les pipelines. L’activité géomagnétique, ou la fréquence des variations du champ géomagnétique, varie selon la position géographique de l’observateur. Elle dépend de la géométrie du champ magnétique terrestre et de son interaction avec les particules chargées émises par le Soleil et les fluctuations du champ magnétique solaire ou interplanétaire. Le territoire canadien comporte trois zones d’activité géomagnétique : la calotte polaire (au nord de Cambridge Bay), la zone aurorale (entre Cambridge Bay et Meanook) et la zone sous aurorale (au sud de Meanook). C’est dans la zone aurorale que l’on observe l’activité géomagnétique la plus intense. Voir plus de détails sur le site GéoGratis.

Météo spatiale - Zones d’activité géomagnétique

Météo spatiale - Activité tellurique

Le champ géomagnétique subit l’influence de l’environnement électromagnétique du système solaire. Les perturbations du milieu interplanétaire modifient les conditions de l’environnement électromagnétique naturel de notre planète, affectant ainsi le fonctionnement normal de l’infrastructure spatiale et des technologies au sol, par exemple les réseaux de distribution d’électricité et les pipelines. Les courants qui nuisent directement aux infrastructures vulnérables sont dictés par le champ géoélectrique (tellurique), lui-même induit par le champ géomagnétique. Ainsi, l’information la plus importante d’une carte des risques dus à la météo spatiale est la définition des zones présentant les différents niveaux d’activité tellurique. Sur la carte, l’activité tellurique est définie comme le pourcentage du temps sur une année où les variations de l’activité dépassent le niveau normal de 20 millivolts au kilomètre. Dans la zone aurorale, l’activité tellurique est élevée pendant le quart de l’année, alors que dans les Prairies, elle tombe de 15 pourcent (quatre fois et demie par mois) jusqu’à quelques points de pourcentage (un événement à tous les deux mois). Il est intéressant de noter que la plupart des grandes villes canadiennes, donc la plus grande portion des infrastructures a été construite dans les zones où l’activité tellurique est la plus basse (moins de 10 pourcent). Voir plus de détails sur le site GéoGratis.

Météo spatiale - Activité tellurique

Principaux glissements de terrain causant des accidents mortels

Un glissement de terrain est le déplacement vers le bas de matériaux géologiques sur un versant. Des glissements de terrain peuvent être observés dans toutes les régions du Canada, même aux endroits où il y a très peu de relief. Ils peuvent se produire dans le substratum rocheux ou dans des sédiments meubles, sur terre ou sous l’eau. Ils peuvent être gros ou petits, rapides ou lents et ils surviennent habituellement sans avertir. La carte représente 45 glissements de terrain survenus au Canada entre 1840 et 2006 et faisant plus de 600 victimes. Voir plus de détails sur le site GéoGratis.

Principaux glissements de terrain causant des accidents mortels

Tsunamis

Un tsunami est une vague océanique ou une série de vagues produites par d’importantes perturbations du plancher océanique dans un laps de temps relativement court. Ces perturbations provoquent le déplacement vertical de la colonne d’eau et l’énergie de la vague soulevée se répand à la surface de l’océan à grande vitesse. Bien que les tsunamis soient assez rares au Canada, ils se produisent à l’occasion et peuvent causer des dégâts considérables et entraîner des pertes de vie. Depuis le début du vingtième siècle, on a rapporté un tsunami environ tous les quinze à vingt ans au Canada. Cette carte montre les sites où sont survenus les plus importants tsunamis au Canada ainsi que les séismes et les glissements de terrain qui ont causé un tsunami. Voir plus de détails sur le site GéoGratis.

Tsunamis

Tectonique

La 4e édition de l'Atlas national du Canada (1974) contient une carte montrant des entités de la structure géologique et sur laquelle sont représentés des éléments tectoniques au moyen d’un système de codage en couleurs. D’autres éléments descriptifs et caractéristiques des éléments tectoniques sont également représentés. Voir plus de détails sur le site GéoGratis.

Tectonique

Séismes, magnétisme et marées

La 3e édition de l’Atlas du Canada (1957) contient une planche comportant des cartes sur les séismes, le magnétisme et les marées au Canada. Les deux plus grandes cartes, en haut, représentent le géomagnétisme. Comme le pôle Nord magnétique ne coïncide pas avec le pôle Nord géographique et que les lignes des forces magnétiques terrestres sont déviées sous l’influence de divers agents, l’aiguille aimantée ne pointe pas vers le pôle Nord géographique dans la plupart des endroits. La déviation de l’aiguille aimantée du nord vrai s’appelle variation ou déclinaison magnétique. Ainsi, lorsque cette variation se fait vers l’ouest, par exemple, le Nord indiqué par l’aiguille aimantée se trouve à l’ouest du Nord géographique à autant de degrés que l’indiquent les isogones, tel que représenté sur la carte dans le coin supérieur gauche de cette planche. La carte en haut à droite montre en minutes les changements moyens annuels de la variation magnétique. Le petit carton intérieur en haut de la planche, intitulé « Probabilités séismiques » montre les ravages que peuvent causer les tremblements de terre à différents endroits du pays. On compte trois zones, de 0 à 3, le chiffre 0 signifiant que les séismes ne causeront vraisemblablement aucun dommage tandis que 3 indique que les tremblements de terre peuvent causer des dommages considérables. Les chiffres en petits caractères désignent l’intensité de quelques tremblements de terre enregistrés. L’indice de magnitude se rapporte à l’énergie engendrée plutôt qu’aux ravages causés. Une magnitude de 5,6 représente le seuil auquel les dommages commencent. Les quatre cartes dans la partie inférieure de cette planche indiquent les lignes cotidales et les lignes de co-amplitude qui représentent le mouvement des marées semi-diurnes et diurnes. La ligne cotidale marque la position du sommet de l’onde de marée à un moment précis. On a indiqué sur ces lignes l’heure des intervalles en temps lunaire à compter du moment où la lune croise le méridien de Greenwich. La ligne de co-amplitude indique la différence de niveau entre le sommet et le creux de l’ondulation. Voir plus de détails sur le site GéoGratis.

Séismes, magnétisme et marées