
Le recensement de 1871, mené quelques années après l’adoption de la constitution du pays, mit en évidence la dualité ethnique de la population, composée de 61 % de Britanniques par l’origine et de 31 % de Français. À la suite de la Seconde Guerre mondiale, 80 ans plus tard, le poids de l’origine française s’était maintenu à 31 %, alors que celui des Britanniques avait chuté à 48 %. La stabilité de la proportion des Français d’origine tient à leur forte fécondité; la baisse de celle des Britanniques résulte de l’importance qu’avait prise l’immigration internationale dans l’accroissement démographique au cours des années qui ont précédé et suivi la Première Guerre mondiale. En 1951, l’ensemble des origines autres que britannique ou française représentait 20 % de la population, une hausse considérable depuis 1871 (près de 8 %); quant aux personnes se déclarant d’origine amérindienne, elles composaient toujours environ un pour cent de la population. La diversification ethnique de la population s’est poursuivie au cours du dernier demi-siècle à la faveur d’une forte immigration internationale et de l’écart qui s’est creusé entre la fécondité des populations d’origine amérindienne et celle des autres Canadiennes.
Lisez sur « Langues officielles, 1996 »