Ressources naturelles Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Liens de la barre de menu commune

Liens institutionnels



Exploration au-delà des Grands Lacs, vers l’ouest et le sud-ouest 1673 à 1688

Visualisez cette carte


Résumé

Entre 1673 et 1688, l'exploration est marquée par le retour de l'intendant Jean Talon en Nouvelle-France. Afin de tenir les Anglais hors de cette région et de promouvoir le commerce des fourrures avec Montréal, Talon encourage l'organisation d'une série d'expéditions. Cette carte en montre neuf : Louis Jolliet et Marquette (1673), Nouvel (1675), Dulhut (1678 à 1679), La Salle (1679), Tonty (1679), La Salle (1680), Accault, Aguel et Hennepin (1680), Dulhut (1680) et De Noyon (1688). Elle indique aussi l'étendue du territoire connu des Européens, et tous les voyages d'exploration par eau, entre 1651 et 1760. Les noms historiques utilisés proviennent de cartes et d'autres documents de l'époque.


L'activité anglaise dans la baie d'Hudson et la baie James s'intensifie en 1668 à 1669 avec l'arrivée du Nonsuch à l'embouchure de la rivière Rupert. Cette entreprise prospère de traite de fourrures donne lieu à la création de la Compagnie de la Baie d'Hudson. En 1679, les commerçants reviennent et entament un examen approfondi de la côte, depuis la pointe sud de la baie James (1679) jusqu'à la rivière Thelewiaza, sur la rive ouest de la baie d'Hudson (1689). Des postes sont installés et des contacts noués avec les Autochtones - ce qui permettra aux Anglais de recueillir de l'information sur les terres intérieures de l'Ouest.

Tableau représentant l'expédition quittant Fort Frontenac sur le lac Ontario, le 18 novembre 1678[D]
Cliquez ici pour en savoir plus, 33 KB
L'expédition quitte Fort Frontenac sur le lac Ontario, le 18 novembre 1678

Lorsque l'intendant Jean Talon retourne en Nouvelle-France en 1679, il comprend que les Anglais pourraient encercler complètement les Français, du nord au sud. En raison de l'interdiction de Jean-Baptiste Colbert, secrétaire d'État à la Marine sous Louis XIV, d'envoyer des traiteurs de fourrures à l'ouest de Montréal, Talon ordonne plutôt une série d'expéditions d'exploration pour prendre possession des terres et convaincre les Autochtones rencontrés de se rendre à Montréal pour y faire des échanges commerciaux. En un an (1671), la route du Saguenay est explorée et en 1673, Louis Jolliet et le père Jacques Marquette atteignent et explorent le Mississippi, de l'embouchure de la rivière Wisconsin jusqu'au sud du point situé à 34° 40' de latitude Nord (près de l'actuel Memphis, au Tennessee).

Au sud, à l'extrémité est du lac Ontario, Cavelier de La Salle obtient la permission d'établir Fort Frontenac (1673), et, en 1678, d'établir une route reliant la Nouvelle-France au golfe du Mexique. L'exploration finale et la cartographie des Grands Lacs et la pénétration de la région supérieure du Mississippi sont faites à partir du nord, par Dulhut (1678 à 1680) et du sud par les agents de La Salle (1680).

En 1686, alors que plane la menace de la concurrence anglaise dans le secteur en plein essor de la traite des fourrures sur les terres revendiquées par la France, une expédition terrestre, financée en partie par la Compagnie du Nord et dirigée par Pierre de Troyes, traverse la route reliant le Témiscaminque et l'Abitibi et expulse les Anglais de la baie James. En 1697, la France ferme la plupart de ses forts et ports intérieurs, et ordonne le retour des commerçants et soldats au Saint-Laurent, mettant un frein à l'exploration française au Canada jusqu'au dix-huitième siècle.

Voyages d'exploration

Des descriptions audio de tous les voyages d’exploration illustrés sur cette carte sont disponibles. Pour en faire jouer une, l’utilisateur peut se référer à la liste ci dessous ou cliquer sur la carte et se servir des Statistiques.

Les descriptions de ces explorations sont fondées sur les recherches de C.E. Heidenreich, département de géographie, Université York. Une symbole de bande sonore bande sonore est disponible pour chacune des descriptions d’explorations. Les utilisateurs peuvent écouter la description tout en observant les cartes indiquant les routes naviguées par les explorateurs.

L'Atlas du Canada utilise la technologie QuickTime d'Apple pour afficher son contenu multimédia. Le diffuseur de médias de l'Atlas essaiera de détecter si vous disposez du logiciel adéquat, et vous avisera si ce n'est pas le cas. Pour afficher le contenu multimédia de l'Atlas, vous devez installer le lecteur QuickTime. Pour obtenir des renseignements généraux sur ce lecteur, visitez le site : http://www.apple.com/fr/quicktime/products/