En 1873, l'Île-du-Prince-Édouard se joint à la Confédération en tant que septième province. L'histoire longue et diversifiée de la colonisation au Canada se traduit par deux configurations distinctes des limites, qui différencient le Canada oriental du Canada occidental. Les limites orientales suivent les éléments du relief tels que les bassins hydrographiques, alors que les limites du Canada occidental et septentrional reflètent l'organisation administrative de ces terres, d'abord par la Compagnie de la Baie d'Hudson et, ensuite, par le Gouvernement du Canada.
La colonie de l'Île-du-Prince-Édouard refuse de faire partie de la Confédération canadienne parce qu'elle ne veut pas payer pour la construction des chemins de fer sur le continent. Elle décide de construire son propre chemin de fer, mais elle manque d'argent. La dette de la colonie qui s'élève à 250 000 $ en 1863 dépasse 4 000 000 $ dix ans plus tard. Elle consent donc à se joindre au Canada après que celui-ci accepte d'assumer la responsabilité des dettes de construction du chemin de fer, d'acheter les terrains des propriétaires absentéistes et d'établir des lignes télégraphiques entre l'île et le continent. L'Île-du-Prince-Édouard devient une province du Dominion du Canada le 1er juillet 1873.
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Photo de la grand route d’Arisaig à Antigonish, en Nouvelle-Écosse
La Gendarmerie du Nord-Ouest est également créée en 1873. Le gouvernement avait décidé que des policiers bien formés et en poste un peu partout sur le territoire maintiendraient mieux l'ordre qu'une série de garnisons militaires. Le premier groupe de 300 hommes formés est envoyé un peu partout dans l'Ouest en 1874. Dès le tout début, ces policiers jouent un rôle très important. Ils organisent le territoire tout en aidant les colons, ils patrouillent les régions éloignées, ils aident les Indiens à s'adapter à un nouveau mode de vie et ils contribuent à l'établissement de traités avec les Indiens. Cette force policière change de nom deux fois. Elle devient la Gendarmerie royale du Nord-Ouest en 1904, puis la Gendarmerie royale du Canada en 1920.
L'île que nous connaissons maintenant sous le nom de l'Île-du-Prince-Édouard s'appelle d'abord l'Île St. Jean. Elle compte peu d'habitants sous le régime français. Elle faisait partie de la colonie de la Nouvelle-Écosse quand les Britanniques en ont fait la conquête en 1763. En 1767, 67 propriétaires divisent le territoire en 67 municipalités de 20 000 acres chacune. Ces propriétaires absentéistes ne s'occupent des terres que pour recueillir l'argent du loyer.
Étant donné que les colons qui vivent sur ces terres ne font que les louer, ils ne sont pas motivés à les améliorer ou à faire des rénovations aux maisons. Ils n'ont pas envie de bâtir des écoles ni des églises. L'île, que les Britanniques appelaient St. John, se sépare de la Nouvelle-Écosse en 1769. Elle est renommée en 1798, Île-du-Prince-Édouard en l'honneur d'Edward, Duc de Kent et père de la reine Victoria. Selon l'accord entre l'île et le Canada, ce dernier doit, entre autres, acheter les terres qui appartiennent aux propriétaires absentéistes et payer les dettes de la nouvelle province.
L'animation intitulée L'évolution territoriale, 1867 à 1999 retrace l’évolution des frontières politiques au Canada, depuis la Confédération jusqu’à la création du Nunavut.